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Après l’annonce par le ministère italien des Affaires étrangères de la prochaine expulsion de deux employés de l’ambassade de Russie à Rome pour soupçons d’espionnage, Moscou a déclaré regretter cette décision, mais compter toujours sur «le caractère positif et constructif des relations russo-italiennes».

Le ministère russe des Affaires étrangères a déploré l'expulsion de deux employés de l'ambassade de Russie à Rome, ajoutant qu’il fournirait des informations supplémentaires en cas de démarches suite à cette décision.

«Nous regrettons l'expulsion de Rome de deux employés de l'ambassade russe. Nous sommes en train de préciser les circonstances de la prise de cette décision», a indiqué un porte-parole du ministère aux journalistes.

«Pour ce qui est d’éventuelles décisions à la suite de cette démarche, qui est loin de correspondre au niveau des relations bilatérales, elles seront annoncées plus tard», a-t-il précisé.

Le Kremlin

Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a pour sa part dit espérer que l'incident n'empêcherait pas le dialogue entre les deux pays.

«Nous ne disposons pas pour le moment d'informations sur les raisons ni les circonstances de cette interpellation, mais nous espérons que le caractère positif et constructif des relations russo-italiennes aura une suite et sera préservé», a-t-il noté.

Soupçons d’espionnage

Les carabiniers ont arrêté la veille un officier russe accrédité auprès de l'ambassade à Rome et un capitaine des forces navales italiennes. Ils sont soupçonnés d'espionnage: la police estime que l’officier italien aurait remis au Russe des documents secrets en échange d'argent.

Selon les médias locaux, les services de renseignement ont appris que les deux hommes étaient en contact il y a plusieurs mois. L’officier russe aurait reçu de la part de son collègue non seulement des données italiennes, mais aussi des informations secrètes depuis l'Otan, en échange de 5.000 euros.

Le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que deux employés de l’ambassade russe à Rome devraient pilier bagage.

Autres expulsions

Ce n’est pas le premier cas depuis le début de l’année. Le 21 janvier 2021, l'Albanie a déclaré le premier secrétaire de l'ambassade de Russie persona non grata pour non-respect des mesures épidémiologiques dans le cadre de la pandémie de Covid-19. La Russie a déclaré persona non grata le premier secrétaire de l'ambassade d'Albanie à Moscou.

Le 8 février 2021, l'Allemagne, la Pologne et la Suède ont déclaré personae non gratae trois employés des ambassades russes dans ces pays en réaction à la décision de Moscou d’expulser des diplomates de ces trois pays qui ont participé à des actions non-autorisées en soutien d’Alexeï Navalny à Moscou et Saint-Pétersbourg.

Le même mois, après qu’un diplomate chargé des questions culturelles de l'ambassade russe en Estonie a été déclaré persona non grata, Moscou a expulsé un employé de la mission diplomatique estonienne.

Le 22 mars 2021, le ministère bulgare des Affaires étrangères a proclamé personae non gratae deux membres du personnel de l'ambassade de Russie à Sofia dans le contexte d'un scandale d'espionnage. Des chefs d’accusation ont été formulés à six Bulgares, militaires et fonctionnaires ayant trait à la sécurité nationale, qui auraient «remis des données secrètes à un autre État».

 

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Tags:
expulsions, espionnage, Italie, Russie
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