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L'usage du vaccin d’AstraZeneca étant restreint dans plusieurs pays européens en raison de possibles cas de thrombose et le déploiement de Johnson & Johnson retardé… Afin de ne pas réduire le rythme de sa campagne de vaccination, jugée trop lente, l’UE recevra 50 millions de doses supplémentaires de vaccin contre le Covid-19 de Pfizer.

Alors que l’américain Johnson & Johnson, qui devait théoriquement livrer 55 millions de doses à l’Union européenne au 2e trimestre, a annoncé le 13 avril «retarder le déploiement» de son vaccin unidose en Europe, le groupe pharmaceutique américain BioNTech et son partenaire allemand Pfizer augmentent leurs livraisons.

Comme l’a annoncé ce 14 avril la présidente de la Commission européenne, l'UE recevra 50 millions de doses supplémentaires de vaccin contre le Covid-19 de Pfizer-BioNTech. La livraison, initialement prévue au 4e trimestre, commencera dès avril.

Au total, l'UE recevra 250 millions de doses du vaccin fabriqué par le laboratoire, a précisé Ursula von der Leyen.

Mme von der Leyen a aussi annoncé l'ouverture de négociations formelles avec BioNTech et Pfizer pour commander 1,8 milliard de doses supplémentaires de vaccins, destinés à lutter contre les variants actuels et futurs du coronavirus. Ces vaccins, dont les livraisons sont prévues pour 2022 et 2023, s'ajouteront aux 2,6 milliards de doses déjà commandées par l'UE et qui doivent être livrées aux 27 cette année et l'an prochain.

Les campagnes de vaccination sont-elles menacées?

En Europe, où la troisième vague frappe de plein fouet de nombreux pays, la campagne de vaccination se heurte toujours à des questionnements sur les effets secondaires potentiellement liés aux produits utilisés.

Le vaccin développé par Janssen Pharmaceutica, une filiale de Johnson & Johnson, est homologué dans une trentaine de pays. Cependant, à peine le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson avait-il commencé à livrer les doses commandées par l'Union européenne, qu’il a «pris la décision de retarder le déploiement» de son vaccin contre le Covid-19 en Europe. Comme l’indique un communiqué de presse, cette annonce de la compagnie intervient sur fond de décision des autorités sanitaires américaines qui ont recommandé de mettre en «pause» l’utilisation de son vaccin aux États-Unis, après que six cas de thrombose ont été recensés chez des femmes qui avaient été vaccinées quelques jours auparavant.

Le vaccin d’AstraZeneca ne cesse de faire l’objet d’inquiétudes un peu partout dans le monde à cause des cas de thrombose observés suite à son inoculation. Le 14 avril, les autorités sanitaires danoises ont ainsi renoncé définitivement au vaccin d’AstraZeneca à cause de ses effets secondaires «rares» mais «graves». À rebours de ce pays scandinave, le premier à abandonner ce vaccin en Europe, le porte-parole du gouvernement français a réaffirmé la «confiance» des autorités françaises envers ce vaccin. Malgré qu’AstraZeneca bénéficie également d'un avis favorable de l’EMA et de l'OMS, 71% des Français ne souhaitent pas se le faire injecter, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Franceinfo et Le Figaro, publié le 8 avril.

Quant à Moderna, malgré son efficacité à 90%, selon un essai américain, et l’absence d’effets secondaires notables, le vaccin américain semble être délaissé en France. Selon Le Parisien, les créneaux réservés sur Doctolib ont fait apparaître une énorme différence entre les rendez-vous pris d’assaut pour les doses Pfizer et ceux pour les doses de Moderna largement boudés. Certains experts supposent que les patients confondent Moderna avec AstraZeneca, associée à des risques de thromboses graves.

Alors que le groupe Pfizer-BioNTech n’établit pas de lien entre l’administration de son produit et le risque de caillots sanguins, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a rapporté un total de 89 cas de thrombose depuis le début de la vaccination sur plus de 7,2 millions injections de ce médicament en France, dans son point de surveillance des vaccins du 2 avril.

La vaccination s’accélère en France

Se prononçant le 14 avril à l’issue d’un conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a constaté l’accélération de la campagne de vaccination en France.

«Vendredi dernier, nous avons été en mesure de procéder à plus de 500.000 injections en une journée. C’est un record», a-t-il indiqué.

En tout, selon lui, plus de 11 millions de Français ont reçu une première injection.

«Concrètement cela veut dire que plus d’un majeur sur cinq dans notre pays a été vacciné et parmi eux la quasi-totalité, 97% je crois, des résidents en maison de retraite, les deux tiers des plus de 75 ans et bientôt 45% des 65-74 ans auront reçu au moins une dose du vaccin.»

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Moderna, Janssen Covid-19, vaccin de Johnson&Johnson, AstraZeneca, vaccin, Pfizer, Union européenne (UE), Europe
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