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Bien que l’EMA ait statué que les risques que le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca fait encourir sont largement dépassés par ses bénéfices, il paraît que l’année prochaine l’UE ne renouvellera pas les contrats portant livraisons, à en croire le quotidien italien La Stampa. La ministre française de l’Industrie commente.

«Il n’y a pas de suspension qui découlerait de la décision danoise qui est très minoritaire. [...] La quasi-intégralité des pays européens utilisent ce vaccin», disait le 15 avril à l’antenne de Radio J le secrétaire d’État Clément Beaune au sujet du vaccin anti-Covid d’AstraZeneca. Dans l’immédiat peut-être, mais le quotidien italien La Stampa a déjà fait passer le message selon lequel la Commission européenne a décidé de ne pas renouveler l’année prochaine les contrats avec ce laboratoire suédo-britannique ainsi qu’avec Johnson & Johnson.

Une rumeur? Plutôt, «une probabilité», à en croire la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher. Invitée ce 16 avril sur BFM TV et RMC, elle a rappelé que le Vieux Continent disposait aujourd’hui d’un portefeuille vaccinal avec des ARN messagers qui «fonctionnent très bien et ont une faible réactogénicité, peu d’effets secondaires».

«Nous allons avoir de nouveaux vaccins, si tout va bien - Novavax, Sanofi, qui sont des protéines recombinantes, [...] qui a priori ont de très bons résultats. Ces vaccins vont arriver également au deuxième trimestre et nous allons avoir beaucoup de doses sur différentes plateformes vaccinales», poursuit la responsable.

Négociations déjà amorcées avec d’autres producteurs

Arrivant donc à la question de savoir si les informations venues d’Italie étaient vraies, elle lance: «C’est la plus grande probabilité, la décision n’est pas tranchée aujourd’hui».

Et ajoute que les discussions pour un nouveau contrat ont déjà été amorcées avec Pfizer et Moderna, mais pas avec AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Risque de caillots sanguins

Au mois de mars, plusieurs États européens ont suspendu l’un après l’autre l’utilisation du vaccin élaboré par AstraZeneca et ce suite à des cas où des personnes vaccinées ont développé des problèmes sanguins parfois mortels.

La France a suivi le pas, attendant l’avis de l’EMA qui a fini par juger que le vaccin en question était sûr et efficace. Plus tard en avril, cette institution européenne a admis qu’il pouvait provoquer des caillots sanguins chez les patients mais que cet effet secondaire était «très rare». Il a été en outre indiqué que ses bénéfices dépassaient largement ses risques.

Ces derniers jours, c’est un autre vaccin, celui de Johnson & Johnson, qui est pointé du doigt. La raison est la même, le risque de thromboses et l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a déjà recommandé une pause dans son utilisation. Celle d’Afrique du Sud a suivi le pas.

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Tags:
Union européenne (UE), vaccin, AstraZeneca
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