Europe
URL courte
Par
Expulsions de diplomates entre la Russie et la République tchèque (16)
161731
S'abonner

La République tchèque devra réduire les effectifs du personnel russe de son ambassade à Moscou, explique Maria Zakharova en commentant la réponse appliquée aux récentes décisions de Prague. Elle a en outre commenté le soutien apporté à cette dernière par Josep Borrell.

La Russie a exigé que la quantité de personnel russe de l’ambassade de République tchèque à Moscou soit réduite, compte tenu de la disparité dans la catégorie des personnes embauchées sur place, a expliqué la porte-parole de la diplomatie Maria Zakharova.

«En réponse aux gestes hostiles de Prague, l’exigence de réduire la composition quantitative de l’ambassade tchèque à Moscou compte tenu d’une disparité considérable chez les employés a été formulée», précise-t-elle.

Elle explique ensuite que les citoyens russes constituent un taux considérable du personnel des missions diplomatiques tchèques dans le pays.

Plus tôt, l’ambassadeur de ce pays européen a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères à qui une «ferme» protestation a été formulée suite aux récentes actions de Prague.

Le ministère lui a expliqué que Moscou se réservait le droit «d’autres démarches en cas de poursuite de la campagne anti-russe en Tchéquie».

Mme Zakharova ajoute en outre que la Russie considère les ultimatumscomme inacceptables.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères avait auparavant déclaré que le personnel de l’ambassade russe à Prague devrait être réduit pour se conformer au niveau de la mission diplomatique à Moscou. Cela concerne donc environ soixante-dix personnes qui devraient quitter le pays avant fin mai.

Accusations formulées par Prague

La semaine dernière, la République tchèque a accusé la Russie d’être impliquée dans une explosion survenue sur un entrepôt de munitions à Vrbetice, en 2014. Prague a en outre renvoyé 18 diplomates russes.

Le lendemain, la Russie, qui dément toute implication de ses services secrets dans l’incident, a riposté, selon le principe de réciprocité, en déclarant 20 diplomates tchèques personae non gratae. Prague a avoué ne pas s’être pas attendue à une telle réaction, car le fonctionnement de son ambassade en a pratiquement été paralysé.

Une politique hostile, juge Moscou

La diplomatie russe a en outre réagi aux propos de Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, estimant qu’il soutenait la République tchèquedans la poursuite de sa politique hostile à l’égard de Moscou.

«Au lieu de chercher les causes de l’incident qui s’est produit il y a sept ans sur le territoire tchèque, l’UE, en fait, se joint aux allégations infondées des autorités» de ce pays, regrette un communiqué ministériel. Et d’ajouter que la solidarité européenne passait avant le bon sens.
Dossier:
Expulsions de diplomates entre la Russie et la République tchèque (16)

Lire aussi:

Le MoDem lâche LREM, l'Assemblée rejette le pass sanitaire
«Un gentil garçon»: la mère du tueur présumé du policier à Avignon s’en prend aux autorités
Tribune de militaires: le chef d'état-major invite les signataires à quitter l'armée
Tags:
Russie, Prague
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook