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Déroutement d'un avion de Ryanair en Biélorussie (26)
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Répondant aux accusations de pays occidentaux qui suspectent Minsk d'avoir détourné l'avion pour arrêter un opposant à bord, la diplomatie biélorusse a dénoncé «l'empressement de ces déclarations ouvertement hostiles». Moscou a, à son tour, rappelé que les États occidentaux se sont par le passé rendus coupables «d'atterrissages forcés».

La Biélorussie a assuré ce 24 mai avoir agi dans la légalité en faisant atterrir un vol commercial après une alerte à la bombe, rejetant les «accusations sans fondement» des Européens qui suspectent Minsk d'avoir détourné l'avion pour arrêter un opposant à bord.

«Il n'y a aucun doute que les actions de nos organes compétents étaient en conformité avec les règles internationales», a indiqué le ministère des Affaires étrangères sur son site.

«C'est du point de vue de la sécurité [...] qu'il faut regarder cet incident», a-t-il indiqué, tout en promettant de garantir la transparence et d'accepter, si nécessaire, des experts afin «d'exclure les insinuations».

Répondant aux accusations «de certains pays et structures européennes», la diplomatie biélorusse a dénoncé «l'empressement de [ces] déclarations ouvertement hostiles»: «la situation est aggravée directement et clairement. Il y a une volonté de politiser, on entend des accusations sans fondements», a-t-elle encore estimé.

Que s'est-il passé?

Un avion de Ryanair, compagnie aérienne dont le siège est en Irlande, a effectué ce 23 mai un atterrissage d’urgence à Minsk lors d’un vol reliant Athènes à Vilnius. L’atterrissage a eu lieu suite à une «alerte à la bombe», ensuite reconnue fausse.

Selon le ministère biélorusse de la Défense, après avoir reçu des informations concernant la présence d'un avion avec un engin explosif à bord dans l'espace aérien du pays, un MiG-29 a été dépêché afin d’escorter l’appareil transportant plus de 120 passagers jusqu’à l'aéroport de Minsk.

Lorsque les passagers du vol Athènes-Vilnius ont fait l’objet d’un contrôle de papiers d’identité, un jeune homme a été arrêté. L’opposant biélorusse Roman Protassevitch figure sur la liste des «personnes impliquées dans le terrorisme» établie par les autorités biélorusses. Qui plus est, une procédure pénale a été ouverte contre lui en vertu de plusieurs articles, dont «organisation de troubles de masse». Aujourd’hui, il risque 15 ans de prison.

Un précédent avec Snowden

L’interception de l’avion et l'arrestation du militant d'opposition ont suscité une vague d'indignation auprès de nombreuses personnalités politiques européennes.

Moscou, à son tour, a jugé «choquantes» les réactions des Européens, relevant que les États occidentaux se sont par le passé rendus coupables «d'enlèvements, d'atterrissages forcés et d'arrestations illégales». Ainsi, en juillet 2013, «à la demande» des États-Unis, l'avion du Président bolivien Evo Morales a été contraint d'atterrir à Vienne, à bord duquel, comme le supposait Washington, l'ancien officier de la CIA Edward Snowden se trouvait. Les fouilles de l’aéronef n’ont abouti à rien et quelques heures après, le chef d'État a été autorisé à poursuivre sa route. Aucune enquête n’a été engagée.

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Déroutement d'un avion de Ryanair en Biélorussie (26)

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