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Relaxé pour apologie du terrorisme, l’ancien élu de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) Mohamed Bekhtaoui a été condamné à 140 heures de travail d'intérêt général pour outrages le 6 octobre au tribunal de Bobigny, selon Le Parisien. Il avait «vrillé» pendant l’arrivée de Macron dans le 93.

Le 6 octobre, l’ancien élu de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) Mohamed Bekhtaoui a comparu devant le tribunal de Bobigny pour apologie du terrorisme ainsi qu’outrages. Le substitut du procureur a réclamé six mois de prison aménageables. L’homme a été relaxé pour apologie du terrorisme mais toutefois condamné à 140 heures de travail d'intérêt général pour outrages.

Selon les informations du Parisien, les faits se sont déroulés le 7 avril, pendant la visite du Président français en Seine-Saint-Denis. À l’époque, M.Bekhtaoui, âgé de 37 ans, était fraîchement élu pour un premier mandat sous l'étiquette de l'UPR (Union populaire républicaine). «Tout excité», il était donc «aux premières loges» pour poser des questions à Emmanuel Macron. Mais en dépit du confinement, il ne portait pas de masque et n’avait pas son attestation de sortie.

Les forces de l’ordre l’avaient rapidement repéré. C’était de plus la troisième fois qu'il sortait sans l'indispensable autorisation. Il avait donc été placé en garde à vue. La police le connaissait d’ailleurs pour d’autres raisons, notamment des vols, des outrages et des conduites sans permis. Au total, son casier comporte 21 mentions. 

Les choses dégénèrent

Au commissariat, les choses ont dégénéré. Avant son placement en cellule, «il a vrillé», affirme le substitut du procureur cité par Le Parisien.

«Je vais devenir le nouveau Mohamed Merah. J'ai eu de la chance de le côtoyer, il m'a ouvert les yeux. Je vais faire un carnage», a dit M.Bekhtaoui d’après un brigadier-chef. Puis il aurait lancé plusieurs «Allahu akbar».

En outre, vers 2 heures du matin, il a fini par uriner sur le sol.

L’élu qualifie d’«injuste» la garde à vue. «C'est une mascarade pour l'empêcher de réussir en politique», estime-t-il. Il voulait «juste poser une question au Président», souligne-t-il devant le tribunal.

Depuis les faits, Mohamed Bekhtaoui n’est pas autorisé de paraître au conseil municipal. Il n'avait pas non plus été intronisé en mai dernier.  L'expert psychiatre a relevé «une fragilité psychologique». 

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Tags:
terrorisme, Seine-Saint-Denis, Emmanuel Macron, France
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