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Enseignant décapité en région parisienne (102)
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Les messages sur Twitter du terroriste qui a décapité l’enseignant du collège le 16 octobre présentent ses critiques contre ceux qui ne partagent pas sa vision de l’islam et montrent clairement sa quête d’une victime à partir du jour de l’attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, selon Le Monde.

Alors que le 16 octobre un jeune terroriste a décapité un enseignant du collège du Bois d'Aulne, dans les Yvelines, Le Monde a révélé que d’après les échanges sur son Twitter le jeune homme était à la recherche d’une victime depuis le 25 septembre, jour de l’attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo.

À la recherche d’une victime?

Les semaines avant le meurtre du professeur, les écrits du jeune réfugié Abdouallakh Abouyezidovitch Anzorov ont été assez explicites, estime le journal qui a pu consulter l’intégralité des 2.200 messages de son compte Twitter créé en juin.

Lors d’échanges, il a demandé plusieurs fois à ses contacts des informations sur des personnes qui auraient insulté l’islam sur les réseaux sociaux au moins trois fois. Fin septembre, il a entre autres cherché l’adresse d’un collégien qui a demandé à une fille musulmane de chanter sur Internet en lui faisant du chantage, car il avait des photos d’elle non voilée.

De plus, le jeune homme se déclare salafiste et critique vertement ceux qui ne partagent pas sa vision de l’islam, fait savoir Le Monde.

En outre, le média a précisé que le 25 septembre le jeune tchétchène a changé la description de son compte en y ajoutant une phrase prononcée en général au moment du décès: «C’est à Dieu que nous sommes et c’est à Lui que nous retournons».

Il a appris l’histoire de l’enseignant et des caricatures du prophète Mahomet grâce à une vidéo d’un père d’une élève qui n’était pas présente lors de ce cours, comme les enquêteurs l’ont appris plus tard. Le futur terroriste a pris contact avec le père de la fille.

Le média indique qu’à partir du 8 octobre, après la publication de la vidéo qui est devenue virale, Abdouallakh Anzorov n’a jamais mentionné cette affaire, alors qu’à partir du 11 octobre il n’a rien publié et a même effacé certains messages.

L'attaque

Le 16 octobre, Samuel Paty a été tué par un jeune islamiste radical à coups de couteau puis décapité, alors que l’enseignant rentrait chez lui après ses cours au collège. Le terroriste, d’origine tchétchène, a été neutralisé par les forces de l’ordre par plusieurs tirs et a succombé à ses blessures.

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Enseignant décapité en région parisienne (102)

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Tags:
terrorisme, attentat, Samuel Paty, France, meurtre, attaque
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