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Une opération de sensibilisation des consommateurs? Une vague d’indignation a déferlé sur les réseaux sociaux concernant la mise en vente de cadavres d’animaux entiers dans le supermarché Leclerc de Morières-lès-Avignon, dans le Vaucluse. Ils ont été retirés depuis.

Un rayon «viande» qui a choqué les consommateurs et les internautes. Depuis vendredi 30 octobre, des images de cadavres d’animaux entiers avec leur tête, leur fourrure et leurs plumes emballés en barquettes sous cellophane circulent sur les réseaux sociaux. Elles proviennent du supermarché Leclerc situé à Morières-lès-Avignon (Vaucluse).

Elles ont été particulièrement relayées (plus de 7.000 fois) sur Facebook grâce à la publication de Mr Mondialisation, lequel a souligné l’origine belge de ces animaux. Le média s’interroge notamment sur les raisons qui ont poussé le magasin à importer ces produits et à les exposer de cette façon.

«La meilleure opération pro végan finalement... la viande, c'est exactement ça! Si les consommateurs de viande devaient eux-mêmes tuer un bœuf, un agneau ou un cochon, il y aurait beaucoup plus de végétariens», commente un internaute.

Selon Le Dauphiné libéré, qui a également relayé l’information, il n’est pas rare que du gibier soit proposé tel quel dans les grandes surfaces lors de la saison de la chasse et à l’approche des fêtes de fin d’année. Toutefois, vue l’interdiction de chasser, la pratique interroge.

Le groupe Leclerc a contacté le magasin en question, qui a retiré ces produits polémiques et «s’excuse auprès des personnes qui ont été heurtées». La direction n’a toutefois pas expliqué pourquoi ils ont été mis en vente.

Réactions des associations de défense des animaux

L’affaire a été reprise sur Twitter par la fondation Brigitte Bardot, qui y voit quant à elle un intérêt de «rappeler aux consommateurs que la viande ne pousse pas dans les arbres». «La vision d’un lièvre entier sous cellophane scandalise, mais les autres barquettes de viande contiennent la même souffrance», assure-t-elle.

«Que les clients voient concrètement un animal mort sous blister, ça “visibilise” le sort des animaux qu’on consomme, alors qu’une tranche de steak ou du poisson pané, ça ne parle à personne», explique au Dauphiné Denis Schmid, porte-parole du collectif vauclusien pour la protection animale.

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Tags:
Brigitte Bardot, Vaucluse, polémique, animaux, viande, supermarché
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