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Le professeur d’histoire-géo Laurent, candidat de «Koh-Lanta», a été visé par des menaces de décapitation relayées sur les réseaux sociaux par un ingénieur au chômage, indique Le Parisien. Placé en garde à vue, le suspect a affirmé que ses propos provenaient d’une dispute lancée après qu’il avait accusé l’enseignant de mal jouer dans l’émission.

Laurent, professeur d’histoire-géo de «Koh-Lanta: Les 4 Terres», a subi des menaces de décapitation de la part d’un trentenaire au chômage, relate Le Parisien.
Selon l’enseignant, il a reçu un message d’un inconnu sur Instagram: «Salut grosse m…, tu ne réponds pas, tu sais ce qu'on fait aux profs?». Il répond immédiatement, mais ne réussit pas à faire des captures d’écran car l’individu supprime son compte.

Celui-ci l’attaque de nouveau sur Facebook en menaçant de s’en prendre à sa fille et en évoquant le nom d’une femme que le professeur ne connaît pas. «Je vais te décapiter, c’est un truc de prof d’histoire», a-t-il lancé, d’après le quotidien.

Laurent a porté plainte au lendemain de ces échanges. L’enquête a été transmise à la direction régionale de la police judiciaire de Versailles. Les enquêteurs ont pu révéler l’adresse IP d’où provenaient les menaces. Elle appartient à un ingénieur au chômage de 30 ans de nationalité française qui habite aux Clayes-sous-Bois avec ses parents. L’homme a été arrêté et placé en garde à vue, indique Le Parisien.

Version de l’agresseur

Le suspect a reconnu les faits et a regretté ses propos qui auraient été proférés lors d’une dispute au sujet de l’émission, selon ses dires. Il a déclaré avoir reproché à l’enseignant de mal jouer dans un épisode, alors que ce dernier lui aurait rétorqué qu’il avait une «mentalité de merde». Ces échanges auraient abouti à des menaces, a affirmé l’ingénieur.

Ayant pris connaissance d’une capture d’écran de cette discussion, la productrice de l’émission, Alexia Laroche-Joubert, a affirmé que le mis en cause n’avait évoqué à aucun moment «Koh-Lanta», poursuit le quotidien.

Le trentenaire réalise bien la gravité de ses menaces qui font allusion à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine. En se déclarant très choqué par la décapitation de Samuel Paty, il affirme qu’il «n’aurait pas dû le dire». L’homme estime avoir besoin de se faire soigner car il avait déjà consulté un psychologue pour survivre à une situation un harcèlement au travail. Il a par ailleurs accusé le professeur de commentaires racistes proférés contre lui.

La garde à vue du suspect a été prolongée de 24 heures. Le parquet de Versailles envisage d’investiguer cette affaire avant de trancher ce jeudi.

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Tags:
agression, suspect, professeur, menace, décapitation
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