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Un homme armé a été interpellé dans la région de Nancy et a avoué avoir voulu s’en prendre aux forces de l’ordre. Sa remise en liberté a suscité l’indignation des syndicats de police.

Un jeune homme de 18 ans, soupçonné d’avoir voulu tendre un guet-apens à des agents de police, a été interpellé à Lunéville, rapporte L’Est Républicain.

Les policiers ont d’abord reçu l’appel d’un individu qui prétendait s’être fait agresser, près d’un établissement scolaire, a indiqué au quotidien le procureur de la République. Arrivées sur place, les forces de l’ordre ont repéré un homme porteur d’un sac à dos, d’où dépassait le canon d’une arme.

Le suspect a été arrêté. Une machette et un couteau étaient également en sa possession. Les policiers ont rapidement compris qu’il n’y avait pas eu d’agression mais que le suspect les avaient appelés à dessein.

Placé en garde-à-vue, l’individu a avoué avoir tendu un guet-apens aux agents, pour tenter de voler leurs armes et de les revendre. Il a renoncé à son projet en les voyant arriver.

Projet de tuer?

Les investigations ont cependant mis à mal la version du suspect. L’exploitation de son téléphone portable a en effet révélé des échanges de SMS avec deux autres adolescents. Le projet de tuer des policiers y est évoqué «plus ou moins explicitement», indique le procureur de la République à L’Est Républicain.

L’un des deux destinataires, placé en garde à vue, a déclaré avoir été informé des intentions meurtrières du principal suspect. 

Remis en liberté

Le jeune homme de 18 ans a été déféré devant le juge d’instruction. Ce dernier a décidé de mettre le suspect en examen uniquement au titre d’infractions à la législation sur les armes. Le suspect a donc été remis en liberté sous contrôle judiciaire et placé sous statut de témoin assisté.

Le procureur de République a fait appel de cette décision, réclamant une mise en examen pour tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique. Il demande en outre un placement en détention provisoire.

Colère des syndicats de police

La décision du juge d’instruction a également provoqué l’indignation des syndicats de police. David Ghisler, représentant d’Alliance Police Nationale déplore auprès de L’Est Républicainla remise en liberté d’un individu présentant «tous les signes du passage à l’acte», et s’inquiète d’une possible récidive.

Interrogé par le quotidien régional, son confrère Abdel Nahass, d’Unité SGP Police FO 54, fustige quant à lui une décision «inadmissible», représentant un potentiel danger «pour les policiers, comme pour la population».

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Tags:
justice, insécurité, Alliance Police nationale, police
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