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Plusieurs membres de l’association Ultime liberté, qui milite en faveur du droit de choisir sa mort, ont été interpellés en France en lien avec un trafic de barbituriques démantelé en 2019.

Une dizaine de militants pro-euthanasie ont été interpellés ce mardi 12 janvier dans toute la France dans le cadre d’une information judiciaire pour trafic de pentobarbital, anesthésiant interdit en France depuis 1996.

Le trafic en question a été démantelé en 2019 lorsque les gendarmes de l’OCLAESP (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique) ont mené une série de perquisitions chez 135 acheteurs de Nembutal. Il s’agissait pour la plupart de personnes âgées ou souffrant de pathologies lourdes, dont certaines avaient décidé de se procurer une dose létale.

Une information judiciaire ouverte en 2020

La plus grande partie avait un lien avec les associations pro-euthanasie et plus particulièrement Ultime liberté qui compte près de 3.000 adhérents. Le parquet de Paris a ensuite ouvert une information judiciaire, notamment pour importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la santé publique.

Europe 1 précise que les suspects, âgés entre 60 ans et 80 ans, exercent des professions intellectuelles et médicales et font bien partie de l’association. Selon les informations obtenues par le média, ils sont soupçonnés d’avoir aidé d’autres adhérents à commander les flacons de Nembutal aux États-Unis, pour 650 euros en moyenne.

En France, toute provocation au suicide est un délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

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Tags:
maladies, médicaments, France, euthanasie
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