Faits divers
URL courte
Par
Controverse autour de la loi «Sécurité globale» (55)
2221148
S'abonner

Le préfet de police de Paris a ouvert une enquête interne après la diffusion d'images montrant le matraquage d’un manifestant à terre par un commissaire de police. Selon StreetPress, ses collègues l’ont qualifié de «téméraire» et d’«aimant un peu trop le contact».

Un commissaire divisionnaire a violemment frappé à coups de matraque un manifestant à terre lors de la mobilisation contre la loi Sécurité globale qui s’est déroulée samedi 30 janvier.

​Une vidéo publiée sur Twitter par le journaliste de Brut Rémy Buisine montre un commissaire divisionnaire asséner plus de dix coups de matraque à un manifestant à terre, sans pour autant l’interpeller.

Après sa diffusion, le préfet de police de Paris Didier Lallement a décidé le 31 janvier d'ouvrir une enquête interne. Selon Le Parisien, il sera entendu dans les prochains jours pour déterminer le contexte de ces faits. À l’issue de celle-ci, le fonctionnaire pourrait être sanctionné.

Des méthodes dénoncées par des collègues

Selon le magazine StreetPress, il s’agit du commissaire divisionnaire Paul-Antoine Tomi, qui fait également partie du bureau national du Syndicat national des commissaires de la police nationale (SCPN).

Responsable direct des motocyclistes de la Brigade de répression des actions violentes motorisées (BRAV-M), unité de La Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), il est connu pour ses méthodes musclées. Des subordonnés dénoncent son «engagement à l’excès, parfois contre-productif», le qualifiant notamment de «téméraire» et d’«aimant un peu trop le contact».

Le petit frère du «parrain des parrains»

En outre, Paul-Antoine Tomi est le petit frère de Michel Tomi, considéré comme le dernier grand mafieux corse. Plus connu sous le nom du «parrain des parrains», Michel figurait dans des affaires allant du financement frauduleux du parti de Charles Pasqua à des affaires de blanchiment et de corruption auprès de figures clés de la Françafrique, indique StreetPress.

Après plusieurs années à effectuer des «tâches ingrates» au sein de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Paul-Antoine Tomi voit sa cote augmenter avec l’arrivée de Didier Lallement à la tête de la préfecture de police en mars 2019. Сet été-là, à la suite à des manifestations des Gilets jaunes, il obtient une médaille de la sécurité intérieure.

Dossier:
Controverse autour de la loi «Sécurité globale» (55)

Lire aussi:

Les Bleus ont renoncé au dernier moment à mettre un genou à terre au début du match France-Allemagne et voici pourquoi
Castex annonce la levée du couvre-feu et la fin du port du masque en extérieur
En continu: «Il n’y a eu aucune hostilité», assure Poutine à l’issue du sommet avec Biden
Sommet Poutine-Biden: l’adhésion au principe de tous perdants en cas de guerre nucléaire confirmée
Tags:
violences policières, loi Sécurité globale, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook