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En réagissant à la plainte du rappeur Médine, la présidente déléguée du groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, ne veut pas présenter ses excuses. Pour elle, «la justice n’est pas un bâillon».

Invitée le 25 février sur CNews, la présidente déléguée du groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, a déclaré ne pas regretter ses propos à l'encontre du rappeur Médine qu'elle a qualifié d'«islamiste».

«Non, je ne présenterai pas d’excuse ce matin», a-t-elle annoncé après que l'artiste a exigé des «excuses publiques». 

​«Moi la seule chose que j’ai dite, c’est quoi? C’est qu’on ne devait pas accepter cet entrisme [de l’islamisme, ndlr.] à l’université ou dans nos grandes écoles, puisqu’il avait été invité à y faire une conférence alors qu’il avait appelé dans ses paroles de chanson, je cite, “crucifier les laïcards″».

Ces propos ont été qualifiés par la députée de véritable «appel au meurtre», malgré les démentis du rappeur expliquant qu’il s’agissait d’une phrase sortie de son contexte.

«Je considère que ma liberté d’expression et ma responsabilité en tant que députée c’est de dénoncer ces dérives qui sont extrêmement graves. La justice n’est pas un bâillon».

«C’est mon honneur qui est mis en jeu»

Médine a annoncé dans une interview à Mediapart, publiée le 23 février, avoir déposé plainte pour diffamation au tribunal judiciaire de Paris.

«Elle me colle une idéologie qui n’est, bien sûr, pas la mienne. C’est la fois de trop. C’est mon honneur qui est mis en jeu», a-t-il indiqué.

Désireux d'être «un exemple» pour «celles et ceux qui subissent des brimades», le rappeur a dit vouloir montrer qu’on pouvait agir et dire «Stop, c’est terminé».

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Tags:
diffamation, plainte, rappeur, Aurore Bergé, France
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