Faits divers
URL courte
Par
2312
S'abonner

Muni d’une fausse carte d’étudiant en médecine, un brancardier de l’AP-HP a pu assister à des cours pendant des mois, débuter un stage, prescrire des neuroleptiques à certains patients ainsi que pénétrer dans un bloc opératoire. Tout le personnel des hôpitaux parisiens en a été alerté, une enquête préliminaire a été ouverte.

Un jeune homme, brancardier des hôpitaux parisiens, a réussi à se faire passer pour un étudiant en médecine pendant plusieurs mois au point de prescrire des médicaments psychotropes et d’assister à des opérations chirurgicales, rapporte Franceinfo.

Le faux parcours de ce jeune Rouennais commence à la rentrée universitaire 2020. Il était alors aussi employé comme brancardier sur le site du CHU de Saclay dans l’Essonne par l’AP-HP.

L’individu a obtenu une fausse carte d’étudiant et a menti à l’administration de la faculté de médecine de Paris Descartes (Paris V) en affirmant avoir fait sa première année préparatoire (PACES), gagné son concours et réalisé sa deuxième année (PCEM2) à la faculté de médecine de Rouen, précise la radio.

Bien qu’il ait assisté aux cours à distance, il a été absent pendant les partiels début janvier sous le prétexte d’avoir été infecté par le Covid-19.

Prescription de neuroleptiques

En plus de cela, il a assuré des gardes et a assisté à des interventions chirurgicales dans le bloc opératoire de l’hôpital Cochin en tant qu’«externe».

Effectuant un stage à l’hôpital Sainte-Anne spécialisé en psychiatrie, il s’est fait passer pour un médecin devant des patients et leurs familles, indique Franceinfo. C’est à ce moment que le jeune homme a été détecté par des soignants.

Il a volé des codes et identifiants de médecins pour prescrire des neuroleptiques à certains malades à plusieurs reprises via un logiciel spécialisé, indique un message d’alerte de l’AP-HP envoyé à son personnel et consulté par la radio.

Une enquête ouverte

Ses agissements ont été signalés par l’AP-HP auprès du parquet Nanterre à la mi-février sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Une enquête préliminaire a été ouverte. La Brigade parisienne de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) a également été saisie.

En s’adressant à leurs cadres, les hôpitaux de Paris ont relayé les informations, l’identité et la photo du faux étudiant et ont appelé à lui interdire l’accès à leurs services. À l’heure actuelle, le brancardier n’a pas été interpellé et semble avoir repris ses agissements, souligne Franceinfo.

Lire aussi:

Zemmour détourné en Zob: une présentatrice de France Inter se moque et provoque un tollé
Les talibans conseillent «au jeune Président français» de «ne pas être trop impulsif»
Fabrice Di Vizio raccroche: «On est arrivés à un niveau de haine sociale que je ne sais plus gérer»
Avec Zemmour probable candidat, la Présidentielle 2022, à droite toute?
Tags:
médecine, médicaments, étudiants, enquête, hôpital
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook