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Soupçonnés d’avoir attaqué un enseignant d’école maternelle de l’Aisne, cinq membres d’une même famille ont été placés en garde à vue. La préfecture dénonce «l’agression physique inacceptable».

Les établissements scolaires continuent de connaître des violences injustifiées. Cinq personnes, membres d’une même famille, ont ainsi été placées en garde à vue le 22 mars, soupçonnées d’avoir agressé un enseignant d’une école primaire de Laon, dans l’Aisne, rapporte l’AFP en se référant à une source judiciaire.

Le procureur de Laon, Guillaume Donnadieu, cité par le média, a confirmé l’information de L’Union en indiquant que l’incident était survenu «à la suite d’un échange» entre la mère d’un élève de maternelle de l’école Hélène-Boucher «autour de la problématique de son absentéisme répété».

La source précise qu’après cet échange, elle est revenue accompagnée du père de l’enfant, de deux de ses oncles et de sa grand-mère.

Selon l’AFP, des coups auraient alors été donnés dans la cour à l’enseignant «qui souffre de plusieurs blessures au visage». Le procureur a précisé qu’il devrait être examiné ce 23 mars par un médecin légiste.

Aucun antécédent de violence n’avait été signalé par l’école pour l’instant concernant cette famille.

Le parquet a dit qu’ils «ont globalement reconnu les faits». Leur garde à vue devrait être prolongé.

Le préfet réagit

Sur son compte Twitter, le préfet de l’Aisne, Ziad Khoury, qui s’est rendu sur place, a dénoncé «l’agression physique inacceptable dont a été victime un enseignant».

Il a également transmis un message de soutien et de reconnaissance du ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer en soulignant que «toutes les mesures utiles» seraient prises par l’inspection d’académie auprès des élèves.

De plus, le préfet a appelé à la plus grande fermeté «face à de tels comportements inadmissibles».

D’autres cas d’agression

Cet incident fait suite aux violences commises contre le personnel des établissements éducatifs ces derniers temps. Auparavant, une directrice et son agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) s’étaient fait agresser dans l’Oise par une mère et sa fille.

Jean-Michel Blanquer a dénoncé le 22 mars des «agressions totalement inacceptables» et des «actes inadmissibles» de la part de parents d’élèves.

En outre, le 12 mars, un jeune armé d’un couteau avait été arrêté au collège Philippe de Vigneulles à Metz, en Moselle, après avoir appelé le SAMU pour prévenir de son intention de «tuer un prof».

Le 11 mars, un autre adolescent de 15 ans avait été interpellé et placé en garde à vue après avoir frappé le proviseur du lycée Bartholdi de Saint-Denis, où il est scolarisé. Il avait également asséné des coups aux assistants d’éducation.

Une autre agression avait eu lieu le 10 mars dans le collège Paul-Vallon à Givors, près de Lyon. Une élève de cinquième s’en était prise en classe à sa professeur d’anglais et lui avait porté des coups de poing au visage.

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Jean-Michel Blanquer, enseignant, élèves, école, agression, France
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