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En Gironde, une femme a été aspergée de liquide inflammable puis immolée par le feu par son compagnon, connu défavorablement des services de police et déjà condamné en 2020 pour violences à son encontre.

Une femme âgée de 31 ans, mère de trois enfants, est morte après avoir été brûlée vive par son mari, mardi après-midi à Mérignac (Gironde), a-t-on appris mercredi de source policière et auprès du parquet.

Vers 18h10, en pleine rue, l'homme, poursuivant la jeune femme, lui a tiré plusieurs coups de feu dans les jambes jusqu'à ce qu'elle s'effondre. Il l'a ensuite aspergée d'un liquide inflammable alors qu'elle était encore en vie et l'a immolée par le feu, selon la même source.

Le pavillon où vivait la victime a été partiellement incendié dans des circonstances qui n'ont pas été précisées.

Âgé de 44 ans, selon la police, l'auteur des faits a été interpellé environ une demi-heure plus tard par des policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité), dans la commune limitrophe de Pessac. Il «était porteur d'un fusil de calibre 12, d'un pistolet à gaz et d'une ceinture de cartouches», selon le parquet de Bordeaux.

Le parquet a ouvert une enquête au chef d'homicide volontaire par conjoint et destruction par incendie. Elle a été confiée à la direction départementale de la Sécurité publique, selon un communiqué.

Connu des services de police

«Le mis en cause était défavorablement connu des services de police et de l'autorité judiciaire», a ajouté le procureur de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie.

L’homme a été notamment condamné le 25 juin 2020 par le tribunal correctionnel de Bordeaux en comparution immédiate «pour violences volontaires par conjoint [sur la même victime, ndlr] à la peine de 18 mois dont neuf mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans avec mandat de dépôt décerné à l’audience», précise le parquet de Bordeaux.

Riverains sous le choc

Selon le maire de Mérignac, Alain Anziani, ce drame, intervenu dans un quartier plutôt bourgeois et résidentiel, a suscité «beaucoup d'émotion» dans cette commune de la banlieue proche de Bordeaux. Une cellule psychologique a été mise en place afin d'accueillir les personnes ayant assisté à la scène.

Harmonie Lecerf, adjointe au maire de Bordeaux chargée de l’accès aux droits et solidarités, a présenté ses condoléances à la famille de la victime.

Les trois enfants de la victime, âgés de trois, sept et onze ans, qui vivaient habituellement chez celle-ci, «ne se trouvaient pas au domicile au moment des faits selon les éléments en notre possession», a indiqué le parquet, précisant qu'ils avaient «fait l'objet d'une prise en charge psychologique par le Samu».

En 2020, 90 féminicides ont été officiellement recensés en France, contre 146 l'année précédente.

Une marche de colère doit se tenir mercredi soir à 18h00, à Mérignac à l’appel d’un collectif luttant contre les violences faites aux femmes.

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Gironde, féminicide, violences conjugales
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