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Utilisant son arme de service, un policier s’est donné la mort ce dimanche à Strasbourg. L’homme d’une quarantaine d'années travaillait dans le commissariat de la capitale du Bas-Rhin. C'est en 2018 que les autorités françaises ont fait le constat d’un taux de suicide dans la police «anormalement élevé».

La police nationale déplore de nouveau ce dimanche la perte de l’un des siens. Un agent s’est suicidé ce 16 mai au matin à son domicile, avec son arme de service, rapporte Actu17. L’homme âgé d'une quarantaine d'années était affecté à la Brigade spécialisée de terrain de Strasbourg.

Une cagnotte a été organisée afin de rendre hommage au policier en mettant une plaque dont le lieu dépendra de la somme recueillie. Le reste sera reversé à la famille du défunt, est-il précisé.

Le syndicat Alternative police a exprimé ses condoléances aux proches du disparu.

Une hausse des suicides

Ce n’est pas la première fois que le commissariat de Strasbourg est touché par un tel drame. En juillet dernier, un autre agent du commissariat, âgé de 26 ans, s’est donné la mort, également avec son arme de service.

Selon Actu17, il s’agirait du 12e suicide dans la police nationale depuis le début de l’année 2021. Ces dernières années, c’est 2019 qui a été particulièrement marquée sur ce plan avec 59 passages à l’acte dans les rangs de la police. En 2020, 28 agents ont mis fin à leurs jours, rappelle le site d’information.

En 2018, année où 35 policiers et 33 gendarmes ont décidé de se donner la mort, le Sénat a publié un rapport sur cette problématique. Le texte faisait le constat inquiétant d’un taux de suicide «anormalement élevé» chez ces professionnels dont l’état moral est dégradé.

Le document fait notamment état d’«un taux de suicide dans la police supérieur de 36 % à celui de la population générale et des risques psychosociaux avérés».

Outils d’assistance

Aujourd’hui les policiers qui ont besoin d’assistance psychologique peuvent la recevoir en composant un numéro unique d'écoute et de soutien (le 0805 230 405), accessible à tous les personnels 24h sur 24, sept jours sur sept. Les appels sont «anonymes, confidentiels et gratuits».

Qui plus est, afin de donner un coup de main à leurs collègues, une page Facebook baptisée SOS policiers en détresse, dédiée au problème de suicides dans les rangs de la police a été créée. À ce jour, plus de 5.700 personnes sont membres de ce groupe fermé. Selon Le Figaro qui a interviewé les fondateurs de cette page, leur entraide et soutien psychologique ont aidé à empêcher plusieurs tragédies.

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police, suicide
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