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Le maire d’une petite commune de Gironde réfute les accusations de parents d’élèves qui affirment qu’il a menacé des enfants de crever leur ballon, un couteau à la main, dans la cour de récréation, et qui ont porté plainte. Dans une déclaration à Sputnik, ils dénoncent l’«absurdité totale» de la version du décapsuleur avancée par l’intéressé.

Visé par plusieurs plaintes de parents d'élèves pour avoir menacé des enfants de crever leur ballon, un couteau à la main, dans la cour de récréation, le maire de Laruscade (Gironde) Jean-Paul Labeyrie a nié les faits vendredi 14 mai auprès de France Bleu. Contactés par Sputnik, des parents montent au créneau et demandent à ce que «justice soit faite».

«Je venais de prendre une bière à la mairie, j'avais un décapsuleur dans la poche et j'ai fait un geste pour faire mine de le dégonfler. J'ai dit au gamin que j'allais dégonfler son ballon», assure à France Bleu Jean-Paul Labeyrie.

Pour le maire, c’est une affaire «montée de toutes pièces de la part de certains parents», car «certains sont du Front national et d'autres ont des problèmes d'urbanisme avec moi».

La version qui indigne les parents

Des hypothèses pourtant démenties par des parents des enfants traumatisés. Selon la mère de l’un d’eux, le maire cherche «un moyen de se défendre», quand la grand-mère d’un autre enfant note que «cela n’a rien à voir avec le fait qu’il a sorti un couteau».

«C’est de l’absurdité totale. Ce n’est pas un montage de toutes pièces de certains parents, puisque les parents n’étaient pas à l’école. Ce sont les enfants qui subissent cette menace. Les parents n’ont rien à voir. On ne parle pas d’un problème de maire-habitant, mais d’un problème d’arme blanche dans une école», s’indigne la grand-mère.

Pour prouver qu’il s’agissait bien d’un couteau, elle cite des plaintes reposant sur les versions des enfants auditionnés séparément par les gendarmes, et les témoignages de «cinq enfants qui ont bien décrit le couteau».

«Les enfants ont été formels: il a sorti de sa poche un couteau et qu’il a ouvert », insiste la grand-mère, rejetant tout complot.

Certains enfants toujours en état de choc

Une semaine après l’incident, qui a eu lieu le 10 mai, son petit-fils n’arrive pas à s’en remettre. Il reste à la maison. «Il a peur d’aller à l’école et que ce Monsieur le maire soit encore dans la recréation. Il va falloir prendre un psychologue», avance-t-elle.

Et il n’est pas le seul enfant traumatisé à ne pas vouloir retourner à l’école. D’autres parents ont décidé de renvoyer leurs enfants à l’école seulement après la promesse de la maîtresse de les surveiller dans la cour de récréation.

Des menaces proférées

Des parents dénoncent par ailleurs les menaces proférées par le maire qui essaye de les faire taire face à l'enquête qui est en cours.

«Ce matin j’ai déposé une plainte pour menace et diffamation, parce qu’il m’a menacée directement devant mon commerce en me stipulant que je fermerai ma gueule», a déclaré la mère d’un enfant citant d’autres exemples similaires.

Pointant des abus de pouvoir, elle veut que l’intéressé soit destitué en plus d’être interdit de rentrer dans la cour de récréation et d’avoir accès aux enfants.

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Tags:
menaces, Gironde, France
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