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Le maire d’un village de Côte-d’Or a été violemment agressé par un groupe d’individus à cause d’une remarque faite à un conducteur de quad. Plusieurs édiles ont tenus à apporter leur soutien.

Les faits se sont déroulés dans la soirée du 23 mai, relève Le Bien Public. Jean-Claude Girard, maire d’Ouges, une commune de 1.500 habitants de Dijon métropole, a aperçu un homme circulant en quad sur le chemin de halage du canal, à pleine vitesse et de manière dangereuse.

«J’ai stoppé le jeune homme. Je lui ai dit que c’était dangereux de rouler ici et que plusieurs cas similaires nous avaient déjà été rapportés. Il m’a répondu “T’es qui toi”?», a raconté le maire au quotidien.

Après avoir indiqué sa fonction, il l’a invité à rejoindre la route. Des riverains arrivant, l’individu a commencé à s’agiter et a menacé d’appeler son frère.

Tir en l’air

Quelques minutes plus tard, deux voitures et des scooters ont surgi et un groupe de sept à huit individus armés de barre de fer s’en est pris brusquement au maire, alors de dos. Un habitant a été également blessé. Un autre a décidé de tirer en l’air, et c’est à ce moment que les agresseurs ont pris la fuite.

L’enquête est en cours, précise le journal. Pour l’instant, les suspects ne sont pas identifiés. Le maire a reçu deux jours d’ITT.

Un «acte odieux»

Plusieurs maires ont déjà exprimé leur soutien.

François Rebsamen, maire de Dijon, a été parmi les premiers à réagir: «Rien ne peut justifier cette violence. S'attaquer à un maire c'est bafouer les valeurs de la République».

​L’association des maires de France (AMF) a condamné «cet acte odieux contre un élu de la République dans l'exercice de ses fonctions au service de la population».

​«Les auteurs de ces actes doivent être sévèrement condamnés», a martelé Ludovic Rochette, président de l'Association des Maires de Côte-d'Or.

«L’élu s’était positionné, avait précisé sa fonction: s’attaquer à un élu local, c’est s’attaquer à la République», s’est indigné André Laignel, maire d’Issoudun et premier vice-président délégué de l’AMF.

​​Les maires de Nice, Cannes, Fontainebleau, Chevigny-Saint-Sauveur, Saint-Denis-lès-Sens ont également fait part de leur consternation sur les réseaux sociaux.

«Non-respect de l'autorité»

Les menaces et violences visant les élus font régulièrement l’actualité. Ainsi, fin mars, Jean-Michel Issakidis, adjoint au maire d’une commune des Yvelines, a été agressé en pleine rue après avoir fait une remarque à un groupe de cinq fumeurs de cannabis. Ces derniers ont été interpellés.

Toujours en mars, Jérémie Bréaud, maire de Bron, près de Lyon, a été placé sous protection policière à cause de menaces de décapitation.

Selon l’AMF, 233 maires ont été agressés de janvier à juillet 2020, contre 198 l'an passé à la même époque. Les chiffres réels pourraient être encore plus importants car «beaucoup de maires ne vont pas systématiquement jusqu'à la plainte», a avancé l’association.

«Cela atteste des difficultés grandissantes et du non-respect de l'autorité que vivent chaque jour les élu(e)s dans l'exercice ou du fait de leurs fonctions», a déploré l’AMF.

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violences, menace, agression, maire
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