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Entrée payante, DJ, alcool… Une centaine de fêtards sans masque et ne respectant pas les gestes barrières ont pris part à une soirée clandestine organisée dans une maison louée pour le week-end. Les propriétaires ont eu la surprise de voir cela sur Snapchat.

Malgré le commencement du déconfinement et l'autorisation de boire un verre en terrasse depuis le 19 mai, les fêtes sauvages continuent d’être repérées en France.

Les propriétaires d’une maison de Pordic, dans les Côtes-d’Armor, ont découvert que leur habitation, louée pour le week-end, était utilisée pour une fête clandestine dont l’entrée était payante, rapporte Ouest-France.

La soirée a réuni une centaine de participants. Selon le quotidien, les propriétaires ont fait la découverte via une vidéo diffusée sur Snapchat.

Des fêtards sans masque

«Je suis infirmière. Quand je vois ça et la crise que l’on traverse, je suis écœurée», a déploré la propriétaire à Ouest-France.

D’après le média, la vidéo montre plus d’une centaine de fêtards entassés dans le salon, en train de danser sans masque devant un DJ avec un verre à la main. Grâce à ces images diffusées sur le réseau social, les propriétaires ont rapidement reconnu leur habitation.

«Les gendarmes sont intervenus tardivement au 3e jour de l’évènement», a indiqué le procureur de la République, Bertrand Leclerc, contacté par 20 Minutes. Il a précisé que les investigations «n’ont donné lieu à aucune mise en cause individuelle à ce stade».

D’après 20 Minutes, les propriétaires et les locataires ont procédé à des échanges agités jusqu’à l’intervention des gendarmes. Une enquête a été ouverte.

Sans horizon de réouverture

Le calendrier du déconfinement annoncé par Emmanuel Macron ne donne aucune perspective de réouverture pour les discothèques. Alors que les bars et restaurants pourront rouvrir le 19 mai leur terrasse, puis leur salle sans aucune jauge le 30 juin, elles restent fermées depuis le 16 mars 2020, sans horizon de réouverture. À cause de la pandémie et de l’absence de possibilité d’organiser une soirée, certains se mettent à le faire eux-mêmes clandestinement. Les verbalisations et scandales se multiplient.

Dans une tribune publiée le 16 mai par Le Parisien, une quinzaine d’élus locaux ont expliqué redouter les «fêtes sauvages», car selon eux, «à la catastrophe économique risquent de s’ajouter au désordre et au risque sanitaire».

Jérôme Salomon exhorte les Français à la prudence

Selon le calendrier progressif du déconfinement en quatre étapes annoncé le 29 avril par Emmanuel Macron, la deuxième étape débutera le 19 mai avec le couvre-feu repoussé à 21 heures et la réouverture des commerces, musées, salles de cinéma, théâtres et terrasses.

Se disant «raisonnablement optimiste» à propos de ce calendrier progressif, Jérôme Salomon a appelé dans le Journal du dimanche (JDD) du 16 mai à la prudence pour ne «pas rater les derniers kilomètres du marathon». Le directeur général de la santé n’exclut pas une quatrième vague, c’est pourquoi il faut rester «attentifs à l'émergence possible de mutations à l'étranger et aux flux de voyageurs issus de pays en liste rouge».

Selon lui, pour la prévenir, il faudra atteindre l'immunité collective, laquelle ne sera possible que grâce à la vaccination qui porte déjà ses fruits.

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Tags:
maison, déconfinement, Snapchat, gendarmes, fête, France
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