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Des fidèles catholiques, réunis pour une marche en hommage aux ecclésiastiques tués lors de la Commune de Paris, ont été violemment agressés et hués par des militants antifascistes. Deux participants ont été blessés, dont un hospitalisé.

Une marche, organisée le 29 mai à l’appel de cinq paroisses du XXe arrondissement et du diocèse de Paris pour commémorer les martyrs catholiques de la Commune en 1871, rassemblant quelque 300 fidèles, a été perturbée par des contre-manifestants, rapporte Le Figaro. À peine la procession entamée, les croyants ont commencé à se faire siffler et invectiver par des passants.

Un groupe de jeunes identifiés comme des militants antifascistes s'en sont pris à la procession, bousculant les religieux et jetant des poubelles sur le cortège.

Contacté par Sputnik, Mickaël Fernandes, président de l’association catholique, sociale et politique FIDE, a raconté que le diocèse de Paris a organisé pour ses martyrs une procession, déclarée et autorisée par la préfecture de police, reliant le square de la Roquette à l'église Notre-Dame-des-Otages rue Haxo, en hommage aux dix ecclésiastiques, tous assassinés. Mais la situation a dégénéré.

«À mort les versaillais!»

«Arrivés à Ménilmontant, les quelque 300 pèlerins se sont faits violemment attaquer par un groupe de "soutien à la Commune", un groupe d'extrême-gauche», a-t-il précisé.

Selon lui, les agresseurs ont accompagné ces violences d’insultes, de menaces et autres slogans haineux, tels que: «À mort! À mort les versaillais!».

«Oui, en France, pays aux racines catholiques, 150 ans après les révolutions et les massacres, cette haine de la foi chrétienne subsiste, l'hommage aux martyrs est devenu impossible. […] Processions, chants et prières sont devenus impossible sans se faire agresser», a déploré M.Fernandes en évoquant des cimetières vandalisés, des églises brûlées et des attentats antichrétiens.

Il a indiqué avoir interrogé la préfecture de police de Paris sur pourquoi une manifestation déclarée ne bénéficie-t-elle pas d’une présence policière dans le contexte que connaît le pays.

Un seul policier pour assurer la sécurité

D’après Le Figaro, les quelques agents de sécurité prévus par le diocèse et l’Ordre de Malte ont été rapidement débordés. Avec eux se trouvait un seul policier, envoyé par la préfecture, qui a appelé des renforts et tenté de s’interposer entre les agresseurs et les fidèles, armé de sa bombe lacrymogène.

L’un des organisateurs, cité par le quotidien, a indiqué que les manifestants avaient dû se réfugier à l’intérieur d’une église en attendant les forces de l’ordre.

Un blessé à la tête

Toujours selon Le Figaro, deux sexagénaires sont tombés au sol et un homme a été blessé au crâne. Il a été hospitalisé.

«L'objectif était purement religieux, il n'y avait aucune revendication politique dans notre démarche», a expliqué au quotidien Monseigneur Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris. Des familles, des personnes âgées, de jeunes scouts et enfants de chœur, quelques poussettes avec des bébés, «une simple procession familiale et bon enfant», a dit de son côté l'un des organisateurs au média.

À son tour, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a réagi sur Twitter à ce qu'il a qualifié de «prise à partie par des individus violents», ajoutant que «la liberté de culte doit pouvoir s'exercer en toute sérénité» dans le pays.

Une réaction que Mickaël Fernandes trouve insuffisante.

«Vos pensées pour les catholiques de France ne peuvent être la réponse finale à cet événement. Une enquête doit être ouverte afin que toute la lumière soit faite. Et c'est dans ce sens que nous saluons la décision du diocèse de Paris de déposer plainte», a souligné le président de la FIDE.

Contacté par Sputnik, la préfecture de police de Paris n’a pas encore répondu à nos sollicitations.

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Tags:
commune, Préfecture de police de Paris, agression, église catholique, marche, France
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