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Un homme, se revendiquant du mouvement des Gilets jaunes, a écopé d’un an de prison pour avoir agressé deux gendarmes lors de son interpellation après avoir enlevé des drapeaux européens d’une mairie dans les Alpes-Maritimes.

Un Saint-Martinois de 64 ans a écopé le 28 mai d’un an de prison, rapporte Nice-Matin.

Les faits remontent au 6 mai, quand cet homme, qui était attablé avec des amis avec qui il partageait des bières, a décidé d’escalader avec une échelle la façade de la mairie pour enlever les six drapeaux européens. Il aurait même tenté d’en brûler un.

Les militaires ont été sollicités. L’individu a été interpellé par deux gendarmes femmes, mais s’est ensuite rebellé et a traité l’une d’elles de «cocotte» alors qu’elle essayait de le menotter, indique le média.

Il a alors blessé légèrement les deux militaires, a endommagé le portable de l’une d’elles avant d’être arrêté par des militaires de Lantosque, appelés en renfort.

Le média précise que le dénommé Pascal serait un motard qui appartient au mouvement des Gilets jaunes.

D’après Nice-Matin, le prévenu a justifié son acte au tribunal par l’idéologie en notant que «cette époque ne [lui] convient pas», en rappelant également le référendum rejeté de 2005 et le taux d’abstention lors de la dernière élection présidentielle.

Il s’est défendu en qualifiant son comportement de «bêtise» et «pitrerie».

À son tour, l’avocat de l’homme a contesté l’état d’ivresse de son client en indiquant qu’«il a le sens de l’équilibre puisqu’il monte et descend d’une échelle».

D’après le média, le tribunal a alors condamné le prévenu à un an de prison, au lieu de deux, comme requis par le procureur, une peine aménageable. Il devra verser 500 euros de dommages et intérêts à chacune des deux militaires.

Les «décrocheurs» attaquent

Depuis le début du mois de mai, plusieurs mairies dans les Vosges ont été victimes de vols de drapeaux européens accrochés à leur façade. Ces faits sont revendiqués par le collectif «Les décrocheurs» via l’envoi d’un courrier postal.

Des portraits de Macron ciblés

Auparavant, quatre habitants de Reims, membres du collectif écologiste ANV Cop 21, avaient comparu devant le tribunal correctionnel de la ville pour vol en réunion après avoir décroché en mars 2020 le portrait du Président de la République dans la mairie de Taissy. Ils voulaient dénoncer l’inaction d’Emmanuel Macron en matière climatique.

Ils ont ainsi été condamnés à des peines de 300 à 500 euros d’amende par le procureur.

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Tags:
prison, mairie, interpellation, drapeau, tribunal, France
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