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La propriétaire d’une maison dans le Val-de-Marne se trouve à la rue depuis deux ans. Les anciens locataires, un couple avec neuf enfants, continuent d’occuper le logement faute de solution. Les démarches entreprises par les deux parties n’ont jamais abouti, selon BFM TV.

Malgré l’évolution de la loi, les histoires de logements squattés continuent de faire surface. Lundi 14 juin, BFM Paris rapporte celle d’Yvelise, fonctionnaire dans le Val-de-Marne et propriétaire d’une maison dans ce département depuis 2019. Elle n’a pourtant jamais pu y habiter, puisqu’une famille roumaine, un couple avec neuf enfants, occupe toujours les lieux.

«Je me suis retrouvée hébergée par des tiers. Assez souvent sur le canapé et puis, une fois, ça a été au fond du garage d’une amie», raconte-t-elle auprès de la chaîne.

La situation stagne de cette façon car aucun autre logement capable d’accueillir une famille aussi nombreuse n’a encore été trouvé par les autorités. «On fait beaucoup de demandes et on attend des réponses», assure Dana, mère de famille occupant le bien de 56 mètres carrés.

Relogement

Yvelise, en plus des actions judiciaires pour retrouver son bien, tente elle aussi de trouver une solution pour que les occupants puissent aller vivre ailleurs. Elle ne semble d’ailleurs pas diriger sa colère contre eux en particulier. «Il y a une colère parce que je sais quand même que la maison est trop petite, ce n'est pas par bon plaisir qu'une famille reste comme ça».

Quelle solution?

Après que les démarches juridiques, sociales et administratives n’ont pas abouti, Yvelise s’en remet donc à la médiatisation de l’affaire. Une stratégie qui s’avère souvent payante pour ce type de problème. L’apparition dans la presse de plusieurs de ces histoires, notamment celle de Théoule-sur-Mer qui a vu la lutte de deux retraités lyonnais pour récupérer leur résidence secondaire, a permis de faire surgir des solutions.

En décembre 2020, le gouvernement a fait un premier pas dans le sens des propriétaires avec la loi Asap, laquelle facilite la procédure d’expulsion en cas d’occupation illégale du domicile. Dans le cas de cette fonctionnaire francilienne, il s’agit surtout de trouver un autre logement pour les occupants.

En février dernier, la propriétaire d’un studio parisien squatté confiait à Sputnik que sa situation avait commencé à évoluer lorsque la large couverture médiatique de celle-ci a poussé le ministère du Logement à s’y intéresser de plus près. En ce mois de juin, le moment peut paraître des plus opportuns pour Yvelise: il s’avère qu’Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, est candidate pour les régionales… dans le Val-de-Marne.

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Tags:
maison, squat, Val-de-Marne, logement, occupation
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