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Des centaines de jeunes se sont rassemblés pour la troisième fois consécutive au jardin des Tuileries à Paris. Dispersés au gaz lacrymogène la première nuit, les fêtards sont cette fois rentrés chez eux sans verbalisation.

Après deux soirées «Projet X», les 11 et 12 juin, ayant rassemblé jusqu’à 2.000 jeunes sur l’esplanade des Invalides à Paris, la fête semble s’être déplacée de quelques centaines de mètres. Dans la nuit du 14 au 15 juin, plusieurs centaines de fêtards ont été dispersés par les forces de l’ordre, au terme de leur troisième soirée consécutive au jardin des Tuileries.

Ainsi, pour la cinquième fois d’affilée, ces jeunes gens bravent le couvre-feu en plein centre de la capitale, à deux pas de l’Assemblée nationale. Les images diffusées sur les réseaux sociaux, montrant des dizaines d’individus sans masque sautiller au rythme de la musique, ont partagé les internautes, entre crainte d’un nouveau cluster et soutien envers une jeune génération qui a besoin de se défouler.

D’après les journalistes présents sur place, la police est intervenue aux alentours d’une heure du matin et s’est contentée de disperser la foule, sans verbalisation. Deux jours plus tôt, au même endroit, la dispersion s’était faite au moyen de gaz lacrymogènes et au LBD. Des policiers avaient également été visés par des jets de projectiles.

Schiappa les «comprend»

La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est exprimée auprès de CNews, Europe 1 et Les Échos après les deux soirées aux Invalides, rappelant aux jeunes que «le virus est toujours là». Elle a également rappelé les «sacrifices» de la jeunesse depuis le début de la crise sanitaire. «Je comprends et je partage évidemment l’envie de ces jeunes et ces personnes de se retrouver et de faire la fête», a-t-elle ajouté sur Europe 1.

Elle suggère enfin de «trouver des voies et moyens, avec les concerts, avec les événements sportifs, avec d’autres choses, que cette fête puisse avoir lieu dans le respect des mesures sanitaires». 

Le député du MoDem Christophe Blanchet, ancien patron de discothèque, a déjà récemment averti sur Franceinfo que les pistes de danse pourraient rouvrir «de manière illégale le 1er juillet avec la fin du couvre-feu». Lors de son déplacement dans la Drôme, Emmanuel Macron a évoqué la date du 21 juin pour discuter de la réouverture de ces établissements.

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Tags:
couvre-feu, police, jeunes, Paris, fête
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