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Une école de Toulouse fait face à des violences commises par un enfant de huit ans, à l’encontre de ses camarades comme des adultes. Des parents d’élèves ont décidé de protester.

Alors que les établissements scolaires de France se préparent aux vacances d’été, l’école élémentaire Lespinasse à Toulouse continue de se démener face aux violences d’un de ses élèves. Depuis le mois de novembre, un enfant de huit ans sème en effet le chaos en classe comme dans la cour de récréation, multipliant les agressions, rapporte La Dépêche.

«Il suit les jeunes filles dans les toilettes, frappe les adultes, balance les sacs par les fenêtres et perturbe les cours. Il a même essayé d’étrangler un instituteur. Certains se sont mis en arrêt», expliquent ainsi des parents d’élèves au quotidien.

Si le rectorat et l’inspection de l’académie de Toulouse ont été saisis, les réponses tardent à venir, rapporte encore France 3. Pour la deuxième semaine consécutive, les parents d’élèves sont donc descendus dans la rue pour protester. Après s’être mobilisés devant les bureaux de vote le 20 juin, ils ont de nouveau manifesté leur colère devant les portes de l’établissement.

Ils demandent à ce que l’écolier mis en cause soit transféré dans un autre établissement. Certains redoutent que les vacances relèguent le problème aux oubliettes et que les agressions recommencent à la rentrée.

«Nous arrivons à une échéance importante, c’est bientôt la fin de l’année, nous ne souhaitons pas que cet élève soit encore dans notre école à la rentrée. Il faut le placer dans un établissement qui saura répondre à ses besoins», déclare ainsi à France 3 Jean-François Texier, représentant de parents d’élèves.

L’élève avait déjà été transféré à l’école Lespinasse suite à de semblables problèmes dans un autre établissement.

Violences en milieu scolaire

Ce n’est pas la première fois que de tels épisodes de violences surviennent dans des établissements du primaire.

Début mars, une école de l’Eure avait connu une situation semblable, plusieurs élèves de six et sept ans menant la vie dure à leurs camarades et à leurs enseignants. Une menace avec un couteau avait même été proférée. Alertés par des parents d’élèves, les pouvoirs publics avaient alors mis en avant les valeurs d’«inclusion».

Des cas d’apologie d’actes terroristes avaient également été recensés dans le primaire, après l’assassinat de Samuel Paty. Quatre enfants de CM2 avaient notamment été interpellés à Albertville, en Savoie, en novembre dernier, après avoir justifié l’attentat.

Pour lutter contre les violences en milieu scolaire, la piste d’une «présence physique des forces de l’ordre» dans les établissements avait été évoquée en 2018 par Christophe Castaner alors ministre de l’Intérieur.

Le département des Hauts-de-Seine, présidé par Nicolas Sarkozy, avait également tenté de mettre en place des permanences d’«officiers de prévention» dans les collèges, en 2005. Mais l’expérience avait finalement été abandonnée.

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Tags:
agression, élèves, violences, insécurité, école
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