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Suite à de nombreuses plaintes d’habitants d’un quartier perpignanais liées à un trafic de drogue, la mairie a fait construire un mur en parpaings fermant l’accès au point de deal. Abîmé en partie par des mécontents, le mur a été renforcé par deux tonnes de béton.

La ville de Perpignan a élargi sa stratégie de lutte contre le trafic de stupéfiants, dont les riverains se plaignent, en érigeant le 29 juin un mur pour bloquer un point de deal.

Plus tôt dans l’année, un autre quartier, la cité des Oiseaux, gangrenée depuis des années par un trafic de drogue, avait retrouvé une relative tranquillité suite à plusieurs opérations menées par les polices nationale et municipale.

Malgré des interventions des forces de l’ordre, les habitants d’un autre quartier de la ville, la cité El Vivès, ne cessent d’être perturbés par l’activité d’un point de deal installé depuis deux ans et demi dans l’entrée d’une partie commune, appelé «coffee shop», raconte le maire Rassemblement national (RN) de la ville, Louis Aliot.

«Il pourrit la vie des habitants devant des jeux d’enfants. Personne n’a jamais rien fait, ni l’État, ni l’ancienne municipalité, ni les gens élus de ce quartier-là», constate-t-il.

Pour y mettre un terme, l’édile a décidé de faire monter un mur en parpaings. Diffusées sur le compte Facebook de Louis Aliot, des images montrent le processus de maçonnage du point couvert de graffitis et d’inscriptions.

Il a exprimé son espoir de voir Perpignan comme «une zone sans deal» et a promis de «faire tout pour que cela soit comme ça».

Le mur a été partiellement démoli par, probablement, des personnes mécontentes de cette mesure. Une action à laquelle la mairie a riposté en ajoutant deux tonnes de béton pour murer le lieu.

«On viendra autant de fois qu’il en faudra», a annoncé M.Aliot dans une autre vidéo publiée sur son compte Facebook.

Les habitants de la cité ont salué cette opération policière, espérant retrouver enfin une vie calme. «Quand ça commençait à tirer partout, car il y avait des règlements de compte, on n'en pouvait plus», a témoigné Saïda, une autre habitante.

Un autre résident a affirmé, toujours auprès de la chaîne de télévision, avoir trouvé en 2020 «des fusils à pompe, gilets par balle, grenades, pistolets» dans la cave de l’immeuble. «Maintenant, je suis plus serein. On va avoir un peu plus de sécurité», conclut-il.

Bataille contre le trafic de drogue

Avant que le précédent point de deal n’ait été détruit à la cité des Oiseaux, des habitants ont été contraints de subir des nuisances sonores du trafic installé en bas de leurs immeubles depuis 2015. Avec le temps, l’activité des dealers s’est répandue en touchant environ 350 logements.

En plein jour, des stupéfiants se vendaient sous les yeux des riverains, en dépit de rondes régulières des forces de l’ordre. En janvier 2021, le collectif de riverains a porté plainte contre l’État pour inaction.

Par ailleurs, un trafic de drogue en provenance d’Espagne a été démantelé en mai 2021 à Perpignan après plusieurs mois d’enquête, a indiqué la gendarmerie de l’Hérault. Près de 116 kilogrammes de cannabis, des comptes bancaires et des véhicules dont certains haut de gamme ont été saisis.

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Tags:
Perpignan, dealer, trafic, drogue
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