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Une école musulmane hors contrat de Toulouse, qui avait déjà eu des démêlés avec la justice, a été signalée au procureur de la République pour divers «manquements manifestes», a indiqué lundi le recteur de l'académie de Toulouse.

Les parents d'élèves de l'école Al-Badr ont eux été mis en demeure d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement «mais il ne s'agit pas à ce stade d'une fermeture administrative» qui ne peut être appliquée qu'après une décision de justice, a détaillé le recteur Mostafa Fourar lors d'une conférence de presse.

«Deux contrôles ont mis en évidence des manquements manifestes aussi bien au niveau pédagogique qu'administratif», a-t-il affirmé, à quelques jours de la rentrée scolaire.

«Par exemple, les enseignements scientifiques expérimentaux ne peuvent être assurés du fait de l'insuffisance de locaux et de matériel de laboratoire», a précisé le recteur.

«Sur le plan administratif, là aussi les manquements sont nombreux», selon M. Fourar, qui cite une «mauvaise tenue du registre des enseignants et des élèves» ou encore «la présence irrégulière du directeur dont les fonctions sont déléguées à des personnes non habilitées».

Cette école, qui accueillait avant les vacances d'été quelque 130 élèves de primaire et collège, avait été condamnée en 2016 par le tribunal correctionnel de Toulouse à fermer ses portes pour «enseignement non conforme».

Son directeur, l'imam Abdelfattah Rahhaoui, réputé pour son conservatisme, avait lui été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à une interdiction de diriger un établissement d'éducation.

Fermeture de l'école en 2018

Mais en décembre 2018, la cour d'appel de Toulouse a infirmé la fermeture de l'école et relaxé son directeur ainsi que l'association Al-Badr qui gérait l'établissement, à la suite d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par l'avocat de la défense.

L'école a ainsi pu rouvrir avec la constitution d'une nouvelle association culturelle.

«Ils changent de structure, mais finalement dès qu'on fait un contrôle, on constate des manquements. Il n'y a pas de mystère, ce sont les mêmes personnes derrière ces structures. A un moment, il faut que ça s'arrête», a déploré le recteur de l'académie de Toulouse.

M. Fourar a également informé du signalement de l'école primaire des «Boutons d'Or» à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), dont «l'enseignement s'inspire de la pédagogie Steiner-Waldorf», selon la page web de l'établissement.

Après trois contrôles, le constat est sans appel: «aucun enseignement ne permettant de donner à l'élève les fondements de la culture mathématique, scientifique et technologique n'y était prodigué», a indiqué le recteur.

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école, école islamique, musulmans, communauté musulmane, Toulouse
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