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En échange de son aval d'accueillir des réfugiés, la Turquie a bénéficié auparavant d'une aide financière considérable ainsi que d'une relance des négociations sur son adhésion à l'Union européenne. Selon Manuel Valls, le marchandage s'arrêtera là.

Les négociations formelles sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, entamées en 2015, ne partaient pas du point mort. Cependant, vendredi, l'Union européenne s'est engagée à accorder à la Turquie une aide financière à hauteur de quelque 3 milliards d'euros, la possibilité de rendre moins compliqué l'octroi de visas aux Turcs ainsi qu'une relance des négociations sur son adhésion. De son côté, la Turquie devrait activement coopérer à la résolution de la crise migratoire en Europe en participant à l'accueil de nouveaux arrivants.

Le premier ministre français Manuel Valls a par ailleurs souligné que toute décision sur la crise migratoire serait prise uniquement en tenant compte du point de vue de l'opinion publique.

"L'issue de ces négociations est ouverte, la question de l'adhésion turque reste une perspective de long terme qui devra, le moment venu, être approuvée par le peuple français". Donc, il ne peut y avoir aucun marchandage, aucun chantage mais la nécessité d'une aide à la Turquie", a déclaré M.Valls. Il a également ajouté que toute nouvelle adhésion à l'UE serait soumise à un référendum en France.

Le chef du gouvernement a de toute façon prévenu des conséquences de la non-coopération avec d'autres pays sur le plan migratoire:

"Car, si nous ne soutenons pas la Turquie et d'autres pays, le Liban et la Jordanie, nous savons que la crise des réfugiés que nous connaissons en Europe sera encore plus dramatique et plus grave".

La crise migratoire actuelle qui touche de nombreux pays d'Europe est considérée comme la plus grave depuis l'époque de la Seconde guerre mondiale. Selon les données récentes de l'agence des frontières Frontex, plus de 710.000 migrants sont arrivés sur le territoire de l'Union européenne dans les neuf premiers mois de 2015.

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Tags:
crise migratoire, Manuel Valls, Syrie, Turquie, France
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