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    Une ombre du président François Hollande de la France est jeté sur un drapeau comme il laisse une conférence de presse sur la deuxième journée du sommet de l'OTAN 2014 au Celtic Manor Resort à Newport, au Pays de Galles du Sud, le 5 Septembre, 2014

    L’Otan en France? Jamais!

    © AFP 2019 ALAIN JOCARD
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    Renforcement de la présence de l'Otan en Europe (296)
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    Voilà la position des partis politique français, notamment le Front national et le Front de gauche, concernant le nouveau projet de loi sur le statut des personnels de l'Otan en France.

    Les "deux Fronts" se sont déchaînés, vendredi, critiquant les autorités françaises qui ont entériné ce texte lors de la session du Conseil des ministres le 4 janvier.

    Le document, qualifié par ces partis de "nouvelle soumission" aux Etats-Unis, autorise le rattachement de la France à un protocole de 1952 qui "définit le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l'Otan et de leurs personnels au sein des pays de l'Alliance".

    "Ce protocole laisse penser que la France prévoit le renforcement des implantations militaires de l'Otan sur son territoire", a déclaré ce vendredi la présidente du FN, Marine Le Pen, dans un communiqué sur le site officiel du parti.

    "Pareil renforcement serait une atteinte grave à notre indépendance nationale", a-t-elle déclaré.

    "Nous dégager de l'emprise de l'Otan et de son bras armé politique et économique, l'Union européenne, est une condition indispensable au recouvrement de notre souveraineté et de notre indépendance nationale", a affirmé Mme Le Pen.

    "Sarkozy avait débuté le travail, Hollande le finit: saper notre indépendance avec l'Otan. Non à la France vassale!", soutient le vice-président du FN, Florian Philippot, sur son Twitter.

    ​"Ni vu ni connu, Hollande veut réintégrer pleinement la France dans l'Otan", déplore le secrétaire général du FN et député européen Nicolas Bay.

    ​Le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France (DLR), ne reste pas à l'écart et affirme que "Hollande brigue le statut de premier toutou des Etats-Unis".

    ​Ce protocole a été dénoncé par la France le 30 mars 1966 lorsque celle-ci a décidé de quitter la structure de commandement intégrée de l'Otan au nom de la souveraineté nationale.

    Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche, a rappelé cette décision de Charles de Gaulle en estimant que cette initiative gouvernementale "officialise le retour des militaires de l'Otan sur le sol français, 50 ans après leur expulsion par le général de Gaulle".

    A cet égard, il a appelé les parlementaires à rejeter le projet de loi en déclarant que "l'histoire de la France est celle d'une construction politique originale fondée sur la souveraineté du peuple un et indivisible et de la lutte pour son droit à décider lui-même de tout ce qui le concerne, notamment la paix et la guerre".

    Curieusement, en 2016, c'est le président français actuel, François Hollande, qui a l'intention de réintégrer la France dans la structure de commandement de l'Otan. Alors que, c'était lui qui, au nom du Parti socialiste, avait défendu à l'assemblée nationale le 8 avril 2008 une motion de censure contre ce projet proposé par le président Nicolas Sarkozy.

    "Cette décision de revenir dans le commandement militaire de l'Otan est fâcheuse!", s'exclamait le député de la Corrèze François Hollande à l'époque.

    Dossier:
    Renforcement de la présence de l'Otan en Europe (296)

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    Tags:
    politique étrangère, intérêts nationaux, indépendance, Twitter, Debout la France, Front de Gauche, Front national (FN), OTAN, Nicolas Bay, Charles de Gaulle, Florian Philippot, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Hollande, Europe, Paris, France, États-Unis
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