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Emmanuel Macron, ministre français de l'Economie, s'est dit prêt à participer aux grand débats en vue des présidentielles de 2017 pendant une matinale co-organisée par La Tribune et la Fédération nationale des travaux publics.

Interrogé sur son rôle à venir au cours de l'élection présidentielle de 2017 en France, Emmanuel Macron a lancé à deux reprises "Vous pouvez compter sur moi", le 25 février à la "Matinale de la FNTP", organisée par La Tribune et la Fédération nationale des travaux publics.

Toutefois, il ne s'agissait pas là d'une déclaration officielle de candidature. Il a plutôt manifesté l'intention de participer en "homme libre", hors des "contraintes des partis", au débat d'idées pour la présidentielle. Le ministre de l'Economie souhaite même que dans les quinze mois qui restent "tous les sujets soient mis sur la table, sinon l'action ne pourra pas en découler".

Au cours de l'émission, M.Macron a douté de l'efficacité des partis politiques à l'heure des grands bouleversements que connaît le monde:

"Dans nos rapports à l'Europe, au fait religieux, à la mondialisation, etc. les partis structurés n'ont pas de réponses cohérentes face à tous ces sujets. Dans tous les partis, de droite comme de gauche, il n'y a pas de consensus".

Selon lui, pour cette raison "de nouvelles formes d'engagement" émergent et la "vie démocratique prend d'autres formes. Les gens sont beaucoup plus mûrs pour le changement que ne le croient les partis. Les réformes sont acceptées dès lors que l'on est transparent et explicite sur leurs raisons et leurs implications".

Emmanuel Macron a également tenu à livrer sa vision de la gauche:

"Pour moi, être de gauche, ce n'est pas défendre le CDI à vie dans un grand groupe. Ce n'est pas promettre des droits que l'on sera incapable de garantir. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la gauche. C'est assurer l'égalité réelle, par exemple permettre à toute personne une remise à niveau à un moment clé de sa vie. Après, il y en aura toujours qui courront plus vite que les autres, c'est normal et ce n'est pas grave si c'est organisé dans un cadre cohérent. Mais couper les tendons à ceux qui courent plus vite pour assurer une sorte d'égalitarisme, ça ne fonctionne pas."

Rien n'indique encore si le ministre français de l'Economie participera au débat d'idées pour 2017 et s'il poursuivra sa carrière politique après la présidentielle. Quoi qu'il en soit, il n'est pas encarté au Parti socialiste et explique "qu'il ne fera pas ça toute sa vie".

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Tags:
déclaration, élection présidentielle, Parti socialiste français (PS), Emmanuel Macron, France
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