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    Attentats de Paris: comment la France et la Belgique collaborent?

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    Attentats à Paris (novembre 2015) (228)
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    Equipe commune d'enquêteurs, magistrat de liaison, échange de renseignements: comment la France et la Belgique, base arrière de la cellule djihadiste qui a tué 130 personnes le 13 novembre à Paris, coopèrent dans l'enquête.

    Une équipe commune d'enquête

    Créée dans les jours qui ont suivi les attentats, elle rassemble l'ensemble des magistrats et policiers saisis de l'enquête dans les deux pays.

    Concrètement, elle permet à des enquêteurs français de se déplacer en Belgique pour assister à certains actes diligentés par leurs homologues.

    Ils sont notamment présents lors des auditions de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos parisiens.

    "Ils ne participent pas aux interrogatoires, ils sont là en tant qu'observateurs", explique Carine Couquelet, avocate d'Hamza Hattou qui a ramené Abdeslam à Bruxelles le lendemain des attaques.

    Des Français assistent aussi à des perquisitions, comme le 15 mars dans un appartement bruxellois qui a servi de planque à Salah Abdeslam.

    L'équipe commune permet ainsi aux Français d'avoir accès rapidement aux écoutes téléphoniques, images de vidéosurveillance, ou tout autre scellé saisi par leurs homologues Belges.

    Un magistrat de liaison

    Le procureur de Paris, François Molins, s'entretient "plusieurs fois par jour" avec le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw, assure le député socialiste Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la commission d'enquête parlementaire française sur le 13 novembre.

    Pour faire taire les critiques, les deux gouvernements ont annoncé en février la nomination prochaine d'un magistrat de liaison détaché à l'ambassade de France à Bruxelles.

    L'échange de renseignements

    Il dépend de la bonne volonté de chaque Etat. "Cela circule plutôt bien. Mais la culture n'est pas à l'ouverture totale", relève Michaël Dantinne, criminologue à l'université de Liège.

    Des spécialistes pointent aussi l'organisation complexe de la collecte de renseignements côté belge: l'existence de 192 forces locales de police et, pour Bruxelles, de 19 communes autonomes, dont Molenbeek, Forest et Schaerbeek au cœur de l'enquête, ne favorise pas le partage des informations.

    Qui va entendre qui?

    De nombreux suspects interpellés en Belgique, aux premiers rangs desquels Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, soupçonné d'avoir eu au moins un rôle de logisticien dans les tueries de Paris, intéressent la France.

    Mais, les attentats du 22 mars à Bruxelles ont compliqué la donne: Abrini a reconnu être "le troisième homme" de l'aéroport de Zaventem et les enquêteurs belges s'interrogent sur le rôle qu'aurait pu jouer Salah Abdeslam s'il n'avait pas été arrêté quatre jours plus tôt.

    "On travaille pour savoir qui va récupérer qui", relève une source proche du dossier.

    Trois scénarios sont envisagés. D'abord une remise différée comme cela devrait être le cas pour Salah Abdeslam, qui devrait être transféré définitivement en France une fois que les Belges l'auront entendu.

    Pour les autres suspects, des remises temporaires peuvent être envisagées. "On va les limiter au maximum car des allers-retours entre pays posent des problèmes de sécurité", explique une source proche de l'enquête, citée par l'AFP.

    Troisième hypothèse, les Belges peuvent également proposer aux juges français de se déplacer chez eux pour les interroger.

    Dossier:
    Attentats à Paris (novembre 2015) (228)

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    Tags:
    enquête, attentat, police, djihadisme, attentats du 13 novembre à Paris, Michaël Dantinne, Sébastien Pietrasanta, Frédéric Van Leeuw, Salah Abdeslam, François Molins, Bruxelles, Belgique, Paris, France
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