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Manuel Valls a de nouveau engagé mardi la responsabilité de son gouvernement sur le projet de loi Travail, en annonçant à la tribune de l'Assemblée nationale son recours à l'article 49-3 de la Constitution dès le retour du texte en deuxième lecture.

Si aucune motion de censure n'est déposée dans les 24 heures, le projet de loi sera adopté sans vote (il ne s'agit pas d'une adoption définitive, puisqu'une 3e lecture aura lieu dans les prochaines semaines). Le groupe Les Républicains, qui a déjà fait savoir qu'il ne déposerait pas de motion, a quitté ses bancs à l'annonce du 49-3.

Quant aux opposants de gauche au texte, ils peinent à rassembler les 58 signatures de députés nécessaires à l'enclenchement de la procédure, annonce l'AFP.

A la tribune, Manuel Valls a défendu les "avancées" obtenues sur un texte "de progrès social" qui a "fait l'objet d'une large concertation" et, comme en première lecture, a fustigé "une alliance des contraires, une alliance des conservatismes et des immobilismes" en visant la droite et les opposants de gauche au projet de loi.

C'est le deuxième 49-3 sur le texte, le cinquième depuis le début du quinquennat en comptant les trois utilisés sur la loi Macron en 2015.

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Tags:
loi Travail, Constitution, Les Républicains (LR), Manuel Valls, France
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