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    La police chinoise

    Le premier fugitif chinois recherché par Pékin extradé de France

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    Bien que la signature de l’accord d’extradition sino-français remonte à 2007, ce n’est que maintenant qu’il commence à être appliqué.

    Un homme accusé de corruption par la justice chinoise a été extradé vers la Chine depuis la France, ce qui marque la première expulsion faite par Paris depuis l'entrée en vigueur en 2015 d'un traité d'extradition entre les deux pays, a annoncé l'agence officielle Chine nouvelle, cité par Reuters.

    Le suspect, dont le prénom est Chen, a été interpellé par la police française en octobre. Il est accusé d'avoir détourné plus de 20 millions de yuans (2,7 millions d'euros) de fonds publics, précise l'agence, citant la police de Ruian, dans la province du Zhejiang.

    La Chine tente de faire progresser la coopération internationale pour poursuivre des responsables suspectés de corruption qui ont fui le pays depuis le début, en 2013, d'une vaste opération anti-corruption lancée par le président Xi Jinping.

    Les pays occidentaux s'étaient jusqu'alors montrés réticents à coopérer avec Pékin, refusant de renvoyer des suspects dans un pays où des ONG dénoncent les mauvais traitements infligés aux criminels présumés. Certains se sont également plaints du refus de Pékin de fournir des preuves de leurs crimes. 

    La France et la Chine ont signé un accord d’extradition en 2007. La Chine l’a ratifié en 2008 alors que la France n’a approuvé le document qu’en 2015. Ce retard est dû à la préoccupation témoignée par les parlementaires français face à l’application de la peine de mort en Chine.


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    Tags:
    pays occidentaux, lutte contre la corruption, extradition, corruption, Chine, France
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