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Primaire de la droite en France (32)
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Qu'est-ce qu'apportera aux Français le jour fatidique du 20 novembre, la date de la primaire de la droite? Le président de la Commission nationale d'organisation de la primaire Thierry Solère évoque la portée de l'événement dans un entretien à Sputnik.

Le 20 novembre, la droite et le centre s'apprêtent à tenir le 1er tour de la primaire censée désigner un seul candidat pour l'élection présidentielle de 2017. Le président de la Commission nationale d'organisation de la primaire et député LR Thierry Solère fait partager à Sputnik sa vision de la primaire, du rôle qu'elle va jouer pour la désignation du président de la République, ainsi que de la politique internationale, dont la question clé est la lutte contre Daech.

Pour M. Solère, l'organisation de la primaire est plutôt un exercice nouveau, mais on s'est doté de tous les outils nécessaires pour y réussir.

« C'est un exercice nouveau pour nous, l'organisation de cette primaire, pour autant on s'est doté de tous les outils qui nous permettent de réussir cet exercice. Pour moi, une primaire réussie c'est trois choses: c'est une primaire qui mobilise beaucoup de Français, parce que c'est là que se joue la prochaine élection présidentielle, il y a fort à parier que le candidat vainqueur de ces primaires devienne président de la République et donc c'est un enjeu considérable de la réussir (…) plus il y aura de Français qui viendront voter à cette primaire, plus ça donnera de la force à notre candidat. La deuxième raison, cause de succès, c'est le fait que l'organisation ne soit pas contestée et que le résultat ne soit pas contesté à la fin. Et la troisième, c'est que dans les moins de deux mois qui nous restent, le débat ait lieu mais que ça ne soit bien sûr pas un pugilat ».

Selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest datant du 10 septembre, 34 % des Français déclarent s'intéresser à la primaire de droite. Cependant, les sept candidats qui sont toujours en lice, dont les favoris des sondages Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, sont-ils vraiment différents?

« Quand je vois que 6 % des Français dans le sondage du jour font confiance à François Hollande, ça en dit long sur l'envie d'alternance qui existe au sein du pays », fait remarquer M. Solère.

« Nous verrons bien ce qu'il se passe, qu'il y ait des électeurs qui aient voté pour François Hollande en 2012 et qui souhaitent voter pour nous maintenant, je m'en réjouis », poursuit-il. « Par nature, pour que la droite gagne la présidentielle, il faut bien qu'il y ait des gens qui n'ont pas voté pour nous en 2012, qui votent pour nous cette fois-ci ».

Aujourd'hui, on voit environ un million de chômeurs de plus depuis 2012, du terrorisme, pas un seul sujet qui va mieux aujourd'hui qu'hier. L'envie d'alternance est considérable, alors le Front national et les populismes prolifèrent bien sûr sur cette réalité, mais on l'a vu à toutes les élections intermédiaires. Du coup, c'est la droite républicaine qui peut l'emporter à deux conditions:

« Qu'elle soit rassemblée, ça c'est la primaire et qu'elle porte un diagnostic juste et des engagements précis devant les Français », précise le président de la Commission nationale d'organisation de la primaire, ajoutant qu'à la primaire ce ne sont pas les partis politiques qui décident du choix des électeurs, mais les électeurs votent pour qui ils veulent.

Une autre question posée crûment devant la droite en France, c'est que les Français et les Européens en général ont été massivement frappés par le terrorisme. Selon M. Solère, lutter contre Daech d'une manière indépendante n'est pas sain. Concrètement, la Russie et la France sont deux pays amis et ont vocation à travailler ensemble dans cette affaire, donc pourquoi ne pas le faire?

En cela, les divergences sur l'Ukraine et la Crimée ne doivent pas menacer l'essentiel, estime-t-il.

« L'essentiel pour moi c'est que la vision commune doit faire que tout le monde se rassemble derrière une seule coalition et éradiquer l'Etat islamique, voilà je crois une grande différence avec le président Hollande qui aura depuis le début de son quinquennat sur ces sujets-là tergiversé en permanence et moi je regrette toutes les polémiques entre la Russie et la France qu'il y a eu depuis quatre ans, qui n'ont ramené rien de concret, que de la stérilité et beaucoup de temps perdu », résume le député.

Dossier:
Primaire de la droite en France (32)

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Tags:
Russie, Ukraine, France, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Les Républicains (LR), élections
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