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    Salle de shoot à Paris. Comment ça fonctionne et pourquoi?

    Première «salle de shoot» à Paris. Comment ça fonctionne (Vidéo)

    © Sputnik. Capture d'écran: Youtube
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    La première salle de consommation à moindre risque (CSMR), qui ouvrira ses portes le 21 octobre à l’hôpital Lariboisière dans le Xe arrondissement, a été également inspectée par la ministre française de la Santé Marisol Touraine et la maire de Paris Anne Hidalgo le 11 octobre.

    Le Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CARUD), appelé également Espace Gaïa, fonctionnera sept jours sur sept et sera anonyme et gratuit pour tous les consommateurs du quartier et d'autres endroits, a déclaré José Matos, chef de service du CARUD de Gaïa de la salle de shoot, dans une interview accordée à Sputnik.

    « Nous, on travaille dans la rue depuis 1989. Et la plupart des personnes qui fréquentent ce quartier, on les connait depuis les années. Ce sont les personnes qui n'ont pas d'endroit pour consommer les produits qu'ils injectent. Donc, ils font ça dans des conditions d'hygiène vraiment déplorable », a expliqué M. Matos.

    Selon lui, l'objectif primaire consiste à offrir aux usagers un endroit sécurisé doté d'un niveau sanitaire correct pour consommer les produits qu'ils emmènent avec eux, ainsi qu'à minimiser la propagation de la drogue dans la rue et à améliorer la qualité de vie des familles et des enfants qui vont fréquenter le centre.

    La première salle de shoot de France est équipée de postes pour injecter de l'héroïne et de salles pour inhaler le crack à l'aide de matériel neuf qui reste sur place.

    En outre, d'après la circulaire gouvernementale, la police ne peut pas interpeller une personne qui se rend ou qui sort de la salle de shoot avec sa dose.

    « L'objectif est de créer le lien avec ces personnes, les ramener un peu vers l'accès au droit et l'accès aux soins », a estimé le gérant du centre.
    Pour la plupart des consommateurs, l'espace sécurisé permet de ne pas se droguer dans la rue, d'éviter le placement en garde à vue et de ne pas se retrouver en prison.

    La salle parisienne est aménagée sur 450 m2 dans l'enceinte même de l'hôpital. Bénéficiant de sa propre entrée, elle comprend un accueil, une salle d'attente et une salle de consommation.

    Gérée par l'association Gaïa Paris, elle pourra accueillir une centaine de personnes par jour, qui doivent être âgées de plus de 18 ans. Une vingtaine de personnes, médecins, infirmiers, éducateurs, assistants sociaux et agents de sécurité seront chaque jour à leur disposition.

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    Tags:
    shoot, centre d'accueil, consommation, drogue, police, ministère français de la Santé, CARUD, ministère français des Affaires sociales et de la Santé, Sputnik, José Matos, Anne Hidalgo, Marisol Touraine, Paris, France
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