Ecoutez Radio Sputnik
    Francois Hollande. Archive photo

    Hollande évoque sa pression sur Poutine, les sanctions et Mossoul

    © REUTERS/ Philippe Wojazer
    France
    URL courte
    17895157151

    A la demande de Sputnik, François Hollande a parlé de la « prise de Mossoul ». Le chef de l’Etat français a aussi abordé le sujet de la pression sur Vladimir Poutine ainsi que des sanctions antirusses.

    En arrivant au Conseil Européen le 20 octobre à Bruxelles, François Hollande a lancé qu'après « la prise de Mossoul, le prochain objectif serait Raqqa en Syrie ».

    Après une longue journée de travail, durant la conférence de presse qui l'a suivie, le chef d'Etat français a répondu à la question de Sputnik: « Raqqa serait un objectif, mais pour quelle coalition ? Les Occidentaux et la France en particulier pourraient-ils y participer? Faudrait-il déployer des troupes au sol ? ».

    François Hollande s'est empressé de répondre que la France ne pouvait pas réaliser une intervention au sol en Irak.

    Pour ce qui est de Raqqa en Syrie, Hollande a indiqué que l'Hexagone pourrait poursuivre ses frappes si cela contribuait à la prise de ce fief de Daech.

    « Non vous savez que la France n'a pas de troupes au sol et si nous avons un appui en Irak, fourni aux forces irakiennes ce n'est pas pour faire nous-même une intervention directe avec les troupes au sol. A Raqqa, en Syrie, nous appuierons des forces qui pourraient être arabes, kurdes, tous ceux qui pourraient rassembler les composantes modérées de l'opposition au régime, pour agir sur Raqqa. Nous avons aussi procédé à des bombardements de cibles en Syrie et nous pourrions continuer à le faire dès lors que ça pourrait s'inscrire dans la prise de Raqqa », selon M. Hollande.

    Le leader français a toutefois ajouté qu'il était encore tôt pour évoquer ce sujet.

    « Mais nous n'en sommes pas encore là », a dit le président.

    Outre la guerre contre le terrorisme international, François Hollande s'est également exprimé au sujet des sanctions antirusses. Il a ainsi déclaré que « toutes les options étaient ouvertes ».

    « Voilà pourquoi je viens à ce Conseil pour convaincre les Européens que nous devons mettre toute la pression nécessaire pour que la trêve puisse être prolongée, pour que l'aide humanitaire puisse être acheminée auprès de cette population martyre, et qu'ensuite une discussion politique puisse avoir lieu sur la Syrie », a-t-il ajouté.

    Le leader français a par ailleurs parlé de sa pression qu'il affirme exercer sur Vladimir Poutine.

    « Hier soir, toute la nuit, avec la chancelière allemande Angela Merkel nous avons fait pression sur Vladimir Poutine pour qu'il fasse son devoir, c'est-à-dire, faire la trêve, cesser les bombardements plutôt qu'à agir en soutien au régime syrien », a martelé le locataire de l'Elysée.

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join ».

     

    Lire aussi:

    Porochenko insulté: Hollande, Merkel et Poutine ne discutent pas de la Syrie avec lui
    Irak/Syrie: Hollande met en garde contre la fuite de djihadistes de Mossoul vers Raqqa
    Poutine livre à Hollande et Merkel sa vision du règlement en Syrie
    Conférence de presse Hollande-Merkel après les entretiens de Berlin sur la Syrie

    Lire aussi:

    Assad: Raqqa sera la prochaine priorité de l’armée syrienne
    Assad: la France est «responsable des tueries» en Syrie
    Retrouvailles: Hollande promet d’être toujours aux côtés de Macron
    Hollande président du Conseil européen? Improbable
    Ministre UK de la Défense: Raqqa sera encerclée au printemps
    Tags:
    sanctions, François Hollande, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Raqqa, Mossoul, Bruxelles, Syrie, France, Irak
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik