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    La «Jungle» de Calais

    Des migrants de Calais «déménagent» dans un petit village de 294 habitants

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    Démantèlement de la Jungle de Calais (20)
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    Dans le contexte du démantèlement de la Jungle de Calais, Sputnik a contacté la maire de la communauté de Pierrefitte-ès-Bois Ghislaine Beadet, pour en apprendre un peu plus.

    L’évacuation des migrants de la « Jungle » de Calais bat son plein. Plus de 7 000 personnes doivent être réparties dans deux régions françaises. Ainsi, des dizaines de bus les transporteront de la Jungle vers des centres d’accueils ouverts un peu partout en France afin de savoir s’ils sont éligibles à la demande d’accueil dans le pays. Sputnik a parlé à Ghislaine Beadet, maire de la communauté de Pierrefitte-ès-Bois pour découvrir comment fonctionne le CAO local.

    Début novembre dans un CAO, qui en temps normal est en fait un centre de vacances. Les associations de Pierrefitte-ès-Bois s’apprêtent à accueillir des groupes d’hommes.

    « Nous ne connaissons jamais [leur] nationalité avant qu’ils arrivent, et on connaît à peu près le chiffre avant qu’ils arrivent, mais sinon, c’est tout. On n’a pas vraiment d’information en amont. Sauf la veille ou l’avant-veille. »

    L’année dernière, la commune en a eu environ soixante. Pour un petit village de 294 habitants, ce chiffre pourrait sembler trop, mais Ghislaine Beadet rassure en disant qu’ils n’ont jamais été tous là en même temps.

    « On a eu des groupes de 25. Nous n’avions que 25 personnes qui ensuite, au bout de deux mois, d’un mois et demi, lorsque leurs papiers étaient au clair, partaient dans des CADAS. »

    En ce qui concerne l’assistance aux migrants en France, Mme Beadet affirme qu’il n’y avait pas d’association spécifique qui s’occupait de les conduire à la préfecture, puis éventuellement à l’hôpital pour faire des visites médicales, etc. Elle précise qu’habituellement ce sont des bénévoles qui se proposaient pour leur donner des cours de français pour éventuellement les amener faire des visites, les amener à faire du sport. Et ce ne sont pas seulement des retraités qui se consacraient à cette tâche, il y a également des gens qui prenaient sur leur temps et des gens qui travaillaient.

    « Leur expérience, je l’ai vécue. (…) Je ne sais pas si ça a changé beaucoup de choses, mais en tous les cas cela a été très, très intéressant. Une expérience humaine très intéressante et qui nous rend un petit peu meilleur, je crois », a-t-elle déclaré à Sputnik.

     

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    Dossier:
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    Jungle de Calais, Calais, France
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