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Mercredi 26 octobre, François Hollande doit recevoir les syndicats de police, mais la révolte des «flics de base» ne passe pas uniquement par les syndicats. Quoi qu'il en soit, les policiers, syndiqués ou non, sont bien décidés à exprimer leur mécontentement et à se faire entendre.

Après l'attaque sauvage de quatre policiers survenue à Viry-Châtillon le 8 octobre dernier, la mobilisation et la colère des policiers ne faiblissent pas. Aussi, les syndicats de police UNSA et Alliance ont-ils appelé à se rassembler ce mardi devant le Palais de justice, a indiqué à Sputnik le secrétaire général du syndicat de police Alliance, Jean-Claude Delage.

« Les policiers sont bien décidés à exprimer leur mécontentement et à se faire entendre, et les syndicats sont là pour rappeler qu'ils sont bien présents dans cette lutte pour les droits des policiers et qu'ils demeurent les interlocuteurs privilégiés du gouvernement », a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler que mercredi les différents syndicats de police seront reçus par le président de la République.

M. Delage a toutefois regretté que des gens qui ne sont pas policiers, mais avocats, affirment que les « syndicats sont tous pourris ».

« Jamais des avocats ne se sont exprimés au nom des policiers », a relevé le responsable, ajoutant que les syndicats exprimaient par contre les causes de mécontentement des policiers qui ne manquaient pas et formulaient leurs revendications, liées entre autres à la légitime défense.

​Un autre syndicaliste, le secrétaire général de l'Unsa-Police Philippe Capon, a prévenu que la police était à bout.

À la question de Sputnik : « Pourquoi avoir appelé à ce rassemblement aujourd'hui et ne pas s'être rallié à celui de demain », M. Capon a fait remarquer que ce n'était pas le seul problème.

« Il y a bien d'autres problèmes (…) que nous avons décidé de porter (à la connaissance des autorités, ndlr). Ce sont notamment les problèmes des relations police-justice, du travail police-justice, de la complémentarité nécessaire à ce travail, des textes sur la légitime défense qui sont d'une incompréhension (…). Ce n'est pas aussi clair que ça dans la tête de nos collègues», a-t-il signalé.

Selon le secrétaire général de l'Unsa-Police, ce sont des choses que l'on revendique maintenant depuis plusieurs mois, sur lesquelles on attend des réponses claires et nettes et sur lesquelles il faut absolument que le président se prononce fermement demain.

​Bien que les policiers syndiqués et non syndiqués manifestent lors d'actions parallèles, ils sont animés par la même colère, intervenant les uns comme les autres contre le système actuel qui doit changer.

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Tags:
protestations, police, UNSA Police, Sputnik, François Hollande, Philippe Capon, Jean-Claude Delage, Paris, France
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