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Crise migratoire (automne-hiver 2016/17) (79)
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Un nouveau camp pour les migrants est en train d’être construit à Saint-Denis, non loin de la Chapelle. Le nombre de ses résidents a déjà atteint 150 à 200 personnes.

Voilà un nouveau voisin près du centre de la Chapelle: un camp de tentes qui s'agrandit jour après jour et abrite pour le moment entre 150 et 200 personnes. Sputnik s'est rendu sur place et s'est plongé dans cette atmosphère d'attente, d'espoir ou désespoir au pied du nouveau centre de la Chapelle qui n'est pourtant pas très accueillant.

Chassés de Paris, les migrants s'installent à Saint-Denis

Опубликовано Sputnik France 8 декабря 2016 г.

Les migrants sont là déjà depuis un mois, espérant trouver un toit au centre de la Chapelle. Or, on n'accueille là que 50 chanceux par jour, les files d'attente sont incessantes, accompagnées par des ruées et des affrontements avec la police.

Un nouveau camp pour les migrants est en train d’être construit à Saint-Denis
© Sputnik
Un nouveau camp pour les migrants est en train d’être construit à Saint-Denis
Chassés de Paris, les migrants s'installent à Saint-Denis
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Chassés de Paris, les migrants s'installent à Saint-Denis
Un camp de tentes qui s'agrandit jour après jour et abrite pour le moment entre 150 et 200 personnes
© Sputnik
Un camp de tentes qui s'agrandit jour après jour et abrite pour le moment entre 150 et 200 personnes

Chaque jour, c'est la même chose: les réfugiés passent la nuit dans leurs tentes pour pouvoir être prêts pour les ruées du matin. Désespérés, ils ont décidé de s'installer tout près du nouveau centre de la Chapelle — et ce camp ne cesse de s'agrandir.

Sputnik a pu interroger Obadeila, venu d'Afghanistan, qui était là depuis neuf jours. « Maintenant, il y a beaucoup trop de tentes, à peu près une centaine, il y en a plus de cent », partage-t-il.

Des migrants à Saint-Denis
© Sputnik
Des migrants à Saint-Denis
Les migrants sont là déjà depuis un mois
© Sputnik
Les migrants sont là déjà depuis un mois

Obadeila est allé aussi chercher refuge dans d'autres camps pour migrants, comme celui de Boulogne.

« Je suis allé là-bas mais ils ont dit : non, vous devez venir tôt le matin. Nous sommes donc venus tôt le matin mais un policier m'a donné un coup de poing ».

Pourquoi ça ? Parce qu'il y avait « trop de monde ». « Il a dit : reculez, reculez. J'ai dit : je vais reculer mais repousser ces gens-là. Et lui il m'a poussé. Et il m'a donné un coup de poing. Je lui ai dit : ce n'est pas juste. Et après je suis venu ici. Donc je suis ici depuis neuf jours. J'ai passé là-bas un seul jour », raconte Obadeila.

Les réfugiés passent la nuit dans leurs tentes pour pouvoir être prêts pour les ruées du matin
© Sputnik
Les réfugiés passent la nuit dans leurs tentes pour pouvoir être prêts pour les ruées du matin

Obadeila ne compte pas rester en France, mais entend retourner en Afghanistan. Les conditions en France ne sont pas très bonnes, selon lui.

« Parce que j'étais à Calais, à Dunkerque. Là-bas à Dunkerque j'ai demandé l'asile. Il a dit : non. OK, demain je vais vous dire. Il est venu le lendemain, il m'a rien dit. Je suis resté là-bas une semaine. J'ai dit : OK, dites-moi sinon ce que je peux faire ? Je vais retourner en Afghanistan. Je suis en France depuis neuf mois ».

Il est allé à Calais dans le but de rejoindre Londres.

« C'était difficile à Dunkerque. J'ai demandé l'asile, ils ont refusé. J'ai dit : ok, maintenant je vais aller en Afghanistan. Moi et trois autres amis à moi », résume-t-il.

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