France
URL courte
4103
S'abonner

L’Égyptien grièvement blessé lors de son attaque à l'arme blanche contre des militaires au Carrousel du Louvre à Paris la semaine dernière s'est vu notifier sa mise en examen à l’hôpital où il est soigné.

Abdallah El-Hamahmy, l'auteur présumé de l'attaque contre des militaires en patrouille au Carrousel du Louvre à Paris, a été mis en examen vendredi, notamment pour tentatives d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste.

Vendredi 3 février, cet Égyptien de 29 ans a attaqué des militaires à l'arme blanche, au cri d'«  Allah Akbar  », à l'entrée de la très touristique galerie du Carrousel du Louvre, avant d'être grièvement blessé par le tir de riposte d'un des soldats.

L’assaillant s'est vu notifier sa mise en examen par un juge antiterroriste à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, où il est soigné. Un juge statuera sur son placement en détention provisoire ultérieurement, a-t-on appris de l’AFP citant une source judiciaire.

Il a été mis en examen pour tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle, a précisé la source judiciaire. En raison de son état de santé, il n'a pu être que brièvement entendu par les enquêteurs.

Il a expliqué lundi avoir «  agi de son plein gré  », «  sans avoir été commandité  » par le groupe djihadiste État islamique lorsqu'il a pénétré dans le Carrousel du Louvre pour, selon lui, mener une action symbolique contre la France, en dégradant des œuvres du musée avec des bombes de peinture effectivement retrouvées dans son sac à dos, selon une source proche de l'enquête.

Cette version est en contradiction avec son arrivée sur les lieux vendredi matin, lorsque, armé d'une machette dans chaque main, il a foncé vers des militaires en patrouille en criant «  Allah Akbar  ».

Les enquêteurs cherchent à comprendre le parcours et les motivations de ce jeune homme diplômé en droit et cadre commercial dans une entreprise aux Emirats arabes unis (EAU).

Il était légalement entré comme touriste en France le 26 janvier en provenance de Dubaï, avant de séjourner dans un logement de location à la semaine proche des Champs-Elysées. Un voyage préparé de longue date  : l'appartement, réglé 1  700 euros, avait été réservé en ligne en juin, bien avant la demande de visa touristique déposée fin octobre. Autre élément qui intrigue les enquêteurs  : une voiture qu'il a louée à Paris et qui n'a quasiment pas circulé.  

Les images de vidéosurveillance montrent que l'homme était déjà venu le matin du 29 janvier, soit cinq jours avant son attaque avortée, au Carrousel puis dans le musée, où il avait suivi une visite guidée.

Au fil des investigations, les enquêteurs ont aussi découvert qu'il avait envoyé depuis la France deux mandats de 5  000 euros, le 31 janvier et le 1er février à un ami égyptien basé en Pologne, a indiqué une source proche de l'enquête.

À ce jour, aucune revendication n'est intervenue et aucune allégeance à un groupe djihadiste n'a été trouvée. Mais les enquêteurs ont toutefois retrouvé un de ses tweets reprenant un extrait d'un discours d'Abou Mohammed al-Adnani, l'ancien porte-parole de l'EI, tué par une frappe de la coalition antijihadiste en Syrie.

Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join ».

Lire aussi:

Louvre: l'assaillant soupçonné d'être entré en France depuis Dubaï, se disant égyptien
Perquisition en cours rue de Ponthieu après l'attaque du militaire au Louvre (vidéo)
Attaque du Louvre: l’application gouvernementale SAIP n’a encore une fois pas fonctionné
D’un seul geste Cristiano Ronaldo fait perdre quatre milliards de dollars à Coca-Cola
Tags:
attaque, Abdallah El-Hamahmy, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook