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    La police française

    Mesures de sécurité sans précédent en France pour le 1er tour de la présidentielle

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    Premier tour de la présidentielle française (87)
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    Un dispositif de sécurité important a été déployé en France pour le premier tour de l’élection présidentielle, la première à se dérouler sous état d'urgence, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015.

    Les autorités françaises ont pris dimanche des mesures sans précédent pour garantir la sécurité des près de 47 millions d'électeurs appelés à voter lors du premier tour de la présidentielle qui se déroule trois jours après un attentat visant des policiers à Paris.

    ​Au total, plus de 50 000 policiers et gendarmes, appuyés par 7 000 militaires de l'opération Sentinelle, sont mobilisés à travers la France. C'est la première fois qu'une présidentielle se déroule sous état d'urgence, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

    ​Les mesures varient en fonction de la taille de la localité à protéger. Selon les médias, dans les petites localités, les administrations reprennent le plan Vigipirate pour sécuriser les bureaux de vote. Dans les grandes villes, en plus de la police nationale fortement mobilisée, des policiers municipaux et des brigades cynophiles sont sur le terrain.

    ​À Paris, de nombreux bureaux de vote étaient sous bonne escorte. D'après les médias, 200 des 896 bureaux parisiens disposent d'un ou plusieurs vigiles, employés par des sociétés privées de sécurité. La Direction de la prévention et de la sécurité du public (DSPS) a envoyé des patrouilles aux alentours des bureaux de vote pour un « effet rassurant et dissuasif ». De plus, quelque 12 000 policiers et militaires ont été déployés dans l'agglomération parisienne dont 5 000 effectifs spécifiquement dédiés à la sécurisation.

    ​Plusieurs alertes ont poussé les autorités à fermer brièvement des bureaux de vote. Une mesure de précaution dans un contexte terroriste particulièrement tendu.

    Un bureau de vote accueillant le premier tour de l'élection présidentielle française a notamment été évacué dimanche à Besançon, dans le département du Doubs, en raison de la présence d'un véhicule suspect à proximité. Le véhicule, signalé volé et faussement immatriculé, a été abandonné, moteur tournant, devant le bureau de vote.

    Le ministre français de l'Intérieur Matthias Fekl avait promis le 18 avril dernier de déployer plus de 50 000 militaires, policiers et gendarmes lors des deux tours de la présidentielle suite à l'arrestation à Marseille, à seulement cinq jours du premier tour, de deux hommes « radicalisés » de nationalité française qui auraient préparé une attaque terroriste.

    ​Le 20 avril, à trois jours du premier tour, un policier a été tué et deux autres policiers ainsi qu'une passante ont été blessés sur les Champs-Élysées, à Paris. L'agresseur a été abattu par la police qui recherche un complice présumé de l'assaillant. Le groupe terroriste Daech a revendiqué l'attaque.

    En France métropolitaine, les 66 546 bureaux de vote ont ouvert dimanche à 08h00 pour fermer à 19h00, une heure plus tard que lors des présidentielles précédentes. Ils resteront ouverts jusqu'à 20h00 dans certaines grandes villes pour ce scrutin placé sous haute sécurité

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    Dossier:
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    Tags:
    militaires, gendarmes, police, bureaux de vote, sécurité, Présidentielle française 2017, France
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