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    Reuters: des «sources informées» parlent d'«agents russes» piratant En Marche sur FB

    © REUTERS/ Benoit Tessier
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    Reuters, se référant à un parlementaire américain et à «deux autres sources informées», accuse des «agents russes» se faisant passer pour «des amis d'amis» d'Emmanuel Macron d’avoir tenté de pirater l'équipe de campagne du futur Président avant l'élection présidentielle.

    Les «hommes verts du Kremlin» font de nouveau surface dans un récent article révélateur de Reuters mettant en lumière les manigances des méchants Russes qui auraient voulu mettre des bâtons dans les roues du candidat Macron à la présidentielle française.

    «Des agents russes ont tenté d'obtenir des informations auprès de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron à l'aide de faux comptes Facebook avant l'élection présidentielle», relate le média, se référant à des sources anonymes mais toutefois bien informées et dignes de confiance au sein du Parlement américain.

    Reuters fait notamment état d'une vingtaine de comptes en provenance de Russie qui auraient été créés dans le but d'apporter leur obole à l'issue du grand scrutin français.

    Donc, selon les interlocuteurs de l'agence, «des agents russes» auraient essayé via ces fausses pages de se faire «passer pour des amis d'amis d'Emmanuel Macron afin d'obtenir des informations personnelles sur le candidat et ses proches».

    L'agence va encore plus loin et évoque un recours aux «outils informatiques déjà employés par une unité du GRU, les services de renseignement de l'armée russe» qui aurait été signalé par le réseau social (à en croire au moins des sources «proches du dossier» de Reuters) lors du premier tour de l'élection présidentielle.

    Le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), Guillaume Poupard, a constaté en juin l'absence de traces de l'implication de hackers russes dans l'attaque contre la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Il a notamment souligné que vu la simplicité de l'attaque, ses auteurs pourraient se trouver «dans n'importe quel pays du monde».

    Fin avril, les médias français, citant des spécialistes de la sécurité informatique, ont affirmé que le groupe de pirates informatiques russes Pawn Storm, plus connu sous le nom de Fancy Bear, avait tenté de mener des cyberattaques contre la campagne d'Emmanuel Macron.

    En février, En Marche! avait déjà affirmé avoir été victime d'attaques de la part de pirates informatiques russes avant que cette affirmation ne soit remise en cause par de nombreux experts.

    Le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, a pour sa part constaté l'absence de toute preuve attestant de l'ingérence de Moscou dans le processus électoral en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis, contrairement aux allégations des médias.

     

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    Tags:
    élection présidentielle, Présidentielle française 2017, Emmanuel Macron, France, États-Unis, Russie
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