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Un amendement rejeté car les députés ne votent pas, un bizutage en plein scrutin: telle est l'atmosphère actuelle à l'Assemblée nationale. Que ce soit la chaleur estivale ou quelque chose d'autre, les députés semblent plus enclins à discuter d'eux-mêmes que des articles adoptés. La liste des cafouillages ci-dessous l'illustre.

Ce n'est plus le palais Bourbon, mais le «palais Pinder», voilà quelle impression produisent les récents débats à l'Assemblée nationale sur le député du Front national (FN) Gilbert Collard. Décompte échoué, bizutages et suspensions incessantes, des incidents similaires sont devenus presque le quotidien de l'Assemblée vu le manque d'expérience de certains députés. En effet, 169 députés de La République en marche! (LREM) n'ont jamais exercé de mandat.

Les Français ne retiennent plus leurs mots et affluent sur le Web pour dénoncer l'ambiance de «cirque» des débats.

Jour après jour, l'Assemblée semble vivre ses suspensions de séance et des débats ratés. Découvrez le top des «performances» les plus frappantes listées par Sputnik.

Vote épineux

Jeudi soir, les débats sur le projet de loi de moralisation de la vie politique se sont heurtés à un problème de décompte. La séance a été convoquée pour voter un amendement censé faciliter la procédure d'ouverture des comptes de campagne dans une banque pour un candidat. Le nombre des voix décompté par le président de l'Assemblée a été vivement contesté et, finalement, Jean-Luc Mélenchon et d'autres Insoumis ont quitté l'hémicycle.

Les députés contre une femme

Plus tôt dans la semaine, les débats sur le projet de loi de confiance dans l'action publique ne se sont pas non plus déroulés comme prévu et la vice-présidente LREM de l'Assemblée, novice dans le métier, a dû faire face à un tapage peu habituel.

Mais les défis de cette semaine n'étaient pas terminés, la vice-présidente s'est de nouveau retrouvé dans une situation où elle était incapable de poursuivre le débat, débordée par son intensité.

LREM jette l'éponge face au casier judiciaire vierge

Un autre incident a ralenti la discussion: jetant aux oubliettes les promesses du candidat Macron à la présidence, la plupart des députés LREM ont rejeté le plan de réclamer un casier judiciaire vierge pour tous ceux qui sollicitent un mandat électif.

Les cafouillages ont poussé à réfléchir aux lacunes dans l'organisation des débats. Le président de l'Assemblée, François de Rugy, n'a pas tardé à déplorer le bizutage des discussions:

«C'est un peu normal que dans une période d'installation où nous sommes encore […] il y ait du rodage. Mais il y a aussi, disons-le, une forme de bizutage», a-t-il dénoncé. «C'est-à-dire qu'il y a de nouveaux députés qui sont en rodage, et puis il y a peut-être des anciens qui profitent un peu de la situation pour faire un bizutage, notamment contre celles et ceux qui me secondent à la présidence des séances.»

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Tags:
chaos, débats, suspension, expérience, députés, La République en Marche! (LREM), La France insoumise (LFI), Assemblée nationale française, François de Rugy, Paris, France
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