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Alexis Kraland, reporter indépendant franco-néerlandais, est coutumier des agressions policières. À chaque fois qu’il filme les manifestations de grande envergure en France, il se fait violemment frapper par les forces de l’ordre. La manifestation contre la réforme du code du travail n’a pas été une exception. Sputnik a été témoin de cet épisode.

La page officielle YouTube d'Alexis Kraland, reporter indépendant, rassemble des dizaines de vidéos attestant des violences policières à l'encontre des participants à différentes manifestations. Depuis quelques années, il fait ces vidéo-témoignages des agressions des policiers et couvre la situation sur son propre site.

Involontairement, il en a payé le prix: de manif en manif, il se fait violemment frapper par les forces de l'ordre exclusivement pour ses reportages, pas pour une quelconque violence à l'encontre des policiers. Dans une interview accordée à L'Obs, Alexis Kraland, se décrivant comme un «journaliste engagé», a expliqué qu'il avait «choisi de montrer le contre-champ en défilant du côté des manifestants».

Aujourd'hui, le scénario s'est encore une fois répété. Lors d'une manifestation qui s'est déroulée mardi à Paris et qui avait pour but de protester contre la réforme du code du travail, Alexis Kraland s'est fait agresser par des policiers des Compagnies républicaines de sécurité (CRS).

Il en a publié des preuves sur sa page Twitter et les a commentées. Sur ces images, on peut voir qu'il restait à côté de la manif et ne faisait que filmer. C'est à ce moment précis que les CRS sont venus le frapper avec des matraques:

Une correspondante de Sputnik sur les lieux a également réussi à le filmer. On le voit être frappé par les forces de l'ordre et ensuite traîné par terre:

On ignore pendant combien de temps Alexis Kraland a été retenu par la police et pour quel motif. Cependant, les images qu'il a faites ont déjà été de nombreuses fois partagées sur les réseaux sociaux et complèteront sa collection de vidéos déjà publiées sur sa chaîne YouTube.

Alexis Kraland a refusé de commenter la situation pour Sputnik, mais a précisé qu'il n'avait pas de carte de presse.

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manifestation, Paris, France
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