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    Ballon de rugby. Image d'illustration

    Le rugby français s’exporte jusqu’en Sibérie

    © Sputnik. Konstatnin Tchalabov
    France
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    Jean-Baptiste Mendès
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    Deux équipes du Top 14 affrontent en cette fin de semaine les deux équipes de rugby de Krasnoïarsk, ville de Sibérie occidentale et étape du Transsibérien. Interview avec Olivier Brouzet, ancien international français et directeur du développement de l’Union Bordeaux-Bègles, présent au match.

    Krasnoïarsk, troisième ville de Sibérie, un million d'habitants, deux clubs de rugby, le Krasny Yar, qui rencontre le Stade français ce samedi 14 octobre et le Enisei, champion de Russie, qui jouait face à Bordeaux-Bègles (UBB) ce vendredi à 15 h (heure locale). Oui, parce que n'oublions pas, il existe douze fuseaux horaires dans le pays, cela fait ainsi cinq heures de décalage horaire dans les jambes des rugbymen français, arrivés jeudi à l'aube.

    Ici un tweet des joueurs de l'UBB bien couverts à l'entraînement

    ​Que pouvait-on s'attendre de ces rencontres? L'entretien a été réalisé seulement deux heures avant le match, les Bordelais ont écrasé le Enisei, avec un score de 57 à 17, dont huit essais encaissés par les Russes. Voici ce qu'Olivier Brouzet, ancienne gloire du Quinze de France dans les années 90, avec 72 sélections au compteur et désormais directeur de l'UBB, déclarait très diplomatiquement à propos de leur adversaire russe: «Ce sont des équipes très difficiles à battre, d'autres avant nous en ont fait les frais, que ce soit Brive ou les Dragons de Newport l'année dernière. On sait que d'autant plus chez eux, c'est un rendez-vous qu'ils ne vont pas vouloir manquer, parce que c'est la première fois que des équipes européennes viennent à Krasnoïarsk.».

    Et d'ajouter:

    «Moi, j'estime que c'est vraiment un privilège de pouvoir venir défier les Russes sur leurs terres et ils ont bien le droit de le faire. Jusqu'à maintenant, ce n'était possible on assiste un peu à un moment historique. C'est à nous de faire attention à n'en pas faire les frais parce qu'ils vont être surmotivés cet après-midi.»

    L'ancien rugbyman relativise cependant les difficultés d'adaptation des joueurs français vis-à-vis du décalage horaire et de la température:

    «On n'a pas eu trop de soucis sur le décalage comme c'est un séjour très court, je ne pense pas qu'on aura beaucoup de peine à s'adapter […] et puis sur le temps, c'est une température plutôt clémente, il fait entre 0 et 2 degrés, on a eu quelques flocons de neige, ça n'arrive pas souvent à Bordeaux donc on a un peu notre Noël avant l'heure.»

    Rappelons aussi que ce n'est que la deuxième année qu'un club russe participe à la Coupe d'Europe. Alors même si ce sont des «outsiders» et qu'ils sont encore «en développement», Olivier Brouzet relève la forte motivation des Russes, qu'il a constaté lors du banquet d'avant-match:

    «On a eu hier soir un dîner avec les gens de l'équipe et de la fédération. Évidemment, ils sont très motivés et pour eux aussi c'est l'histoire et ils ont envie de prouver que le rugby russe existe bien sur l'échiquier international, donc ça commence par les clubs et puis pourquoi pas l'équipe nationale. Mais c'est pour eux un gros challenge qu'ils auront à cœur de relever.»

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    Tags:
    rugby, sport, Krasnoïarsk, Sibérie, France, Russie
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