France
URL courte
18630
S'abonner

Neuf mois après la retentissante affaire de Théo qui aurait violé lors de son interpellation par la police, des manifestants ont réclamé la «justice pour Théo» ce samedi à Bobigny. Entouré de sa sœur et de son frère, le jeune homme violenté est intervenu devant la foule venue le soutenir. Sputnik était sur les lieux.

Environ 300 personnes se sont rassemblées ce samedi à Bobigny, près de Paris, dans le cadre de la manifestation « Justice pour Théo » qui avait pour but de sensibiliser l'opinion publique aux violences policières.

Théo, qui était présent à ce rassemblement, a assuré les manifestants venus lui exprimer leur soutien qu'il «allait mieux», qu'il avait sa famille qui l'épaulait et qu'il «resterait solide».

«Moi, j'ai pardonné, vous devez aussi pardonner. […] Je ne dois pas m'attarder à ce qui s'est passé», a-t-il fait savoir en remerciant les participants à la manifestation, avant de lancer:

«On attend tous la justice de pied ferme».

Le frère de Théo, Mickaël, a déclaré que ce drame s'était produit parce que Théo «qui se trouvait au mauvais moment au mauvais endroit». ll est essentiel que ce qui s'est passé ait donné «le courage» à d'autres gens qui ont traversé des choses similaires dans leurs vies de parler, que ce drame ait «porté la voix pour certaines personnes qui n'osent pas parler».

D'après le frère de Théo, c'est le racisme qui explique ce qui est arrivé: pour l'éradiquer et résoudre le problème, il ne faut pas envoyer des policiers supplémentaires sur des terrains difficiles, mais qu'il faut «faire le ménage» au sein de la police. Et de rajouter:

«Le viol, ça se punit par prison. […] Ça doit être jugé».

Eric Coquerel, homme politique français, a confié avoir participé à la manifestation à Bobigny en février. D'après lui, «il faut casser le système» qui rend possible ce genre de choses:

«À mon avis, ce sont des politiques qui détruisent la République et la confiance dans la république. Comment ne pas comprendre ce qui se passe?»

Lire aussi:

Un important incendie suivi de déflagrations dans le centre de Moscou - vidéos
L'Armée nationale libyenne d'Haftar proclame zone militaire la frontière entre la Libye et l'Algérie
Le Drian assure sans plaisanter envisager une frappe nucléaire russe sur l’Europe
«On aurait dit une guerre civile»: des fêtards en Bretagne reviennent sur la nuit d’affrontements avec la gendarmerie
Tags:
violences policières, manifestation, Bobigny, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook