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L’île de Mayotte est entrée ce lundi dans sa troisième semaine de «grève générale» déclenchée pour protester contre l’insécurité. De nouveaux barrages routiers ont été érigés aux points-clés de l’île.

Depuis le 20 février, Mayotte est secouée par un mouvement de contestation populaire contre l'insécurité. Ce lundi marque le début de la troisième semaine de «grève générale».

Des manifestants ont érigé des barrages routiers. Ils se trouvent notamment dans le nord, dans le centre et dans le sud de l'île, ce qui a perturbé la circulation.

​En outre, les maires ont ordonné sine die la fermeture de tous les hôtels de ville de l'île à partir du 5 mars.

​Les maires ont également présenté un «plan de convergence» sur dix ans prévoyant un budget de 1,8 milliard d'euros. Selon Saïd Omar Oili, le président de l'association des maires, ce montant est nécessaire «si l'État veut mettre en place les conditions de tranquillité des Mahorais».

Depuis le mardi 20 février, Mayotte fait face à un mouvement de contestation populaire contre l'insécurité. Il prend de nombreuses formes: manifestations dans les rues du chef-lieu, blocage de la liaison maritime entre Grande-Terre et Petite-Terre et barrages érigés de l'aube jusqu'à la tombée pour perturber une partie de la circulation.

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Tags:
mairie, barrages, contestation, maire, grève, sécurité, Mayotte
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