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«La maison de retraite est à nous!» - c'est sous ce mot d'ordre qu'une centaine de migrants ont occupé ce jeudi midi une maison de retraite à Nantes, au lendemain de leur expulsion de locaux universitaires.

Après avoir été expulsés mercredi de deux immeubles de l'université de Nantes, une centaine de migrants et leurs soutiens ont fait irruption dans une ex-maison de retraite dans le centre-ville. Les migrants occupaient les bâtiments en question depuis environ quatre mois.

«Suite aux expulsions de mercredi, on a réquisitionné depuis 11h30 ce matin un nouveau lieu, une ancienne maison de retraite désaffectée», a indiqué à l'AFP un porte-parole du collectif d'étudiants et de soutiens des exilés.

Le bâtiment de six étages, désormais occupé, demeure la propriété de la métropole. Les forces de l'ordre sont rapidement arrivées sur place, jeudi, mais n'ont pourtant pas délogé les migrants et sont parties peu après. Une fois la police partie, les migrants ont saisi l'occasion pour faire irruption, avec joie, dans cet immeuble vide avec 70 chambres individuelles et doté de toutes les commodités.

Johanna Rolland, maire PS de Nantes et présidente de Nantes Métropole, a affirmé avoir décidé de ne pas demander le recours de la force publique car «il n'y aura pas d'évacuation jusqu'à la fin de la trêve hivernale».

Sur Twitter, des utilisateurs ont exprimé leur grogne face à l'occupation de la maison de retraite.

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Tags:
retraite, internautes, occupation, expulsions, migrants, police, Nantes, France
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