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    «Servilité et petitesse»: Macron épinglé pour son boycott du pavillon russe

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    Le boycott du pavillon russe du Salon du livre de Paris par Emmanuel Macron est un signe à la fois de servilité et de petitesse, estime l’essayiste français Roland Hureaux. Pour lui, cette «vague d’hystérie antirusse» autour de l’affaire Skripal est due à «l’amertume de Washington et de Londres devant le fiasco de leurs entreprises en Syrie».

    Alors que le tapage médiatique autour de l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury se poursuit, l'essayiste et haut fonctionnaire français Roland Hureaux revient dans son article publié sur le site Boulevard Voltaire sur la décision du dirigeant français de boycotter le stand officiel russe au Salon du livre à Paris en signe de «solidarité» avec son allié britannique.

    «Le boycott du pavillon russe du Salon du livre de Paris par Macron est un signe à la fois de servilité et de petitesse», a-t-il ainsi écrit.

    Pour sa part, cette nouvelle vague «d'hystérie antirusse» serait liée à «l'amertume de Washington et de Londres devant le fiasco de leurs entreprises en Syrie».

    «Il est clair que Macron a voulu, dans cette affaire, se montrer l'élève modèle de l'Otan, comme il veut être l'élève modèle de l'Europe de Bruxelles et qu'il avait été, un peu plus tôt, un élève modèle de Sciences Po et de l'ENA», a-t-il poursuivi.

    Selon M.Hureaux, le scandale autour de l'affaire de Skripal se perd à côté de l'ancienneté des liens entre la France et la Russie.

    «Qu'est cette crise à côté des combats communs qui ont été menés en 1914-1917, en 1941-1945 et des millions de morts russes qui ont permis d'abattre les ennemis de la France? Qu'est-elle à côté des innombrables convergences historiques de nos deux cultures? Macron prétend connaître la philosophie, mais connait-il l'Histoire?», s'est interrogé l'essayiste.

    Par ailleurs, dans son discours, Roland Hureaux a tenu a rappeler l'histoire de relations bilatérales entre les deux pays.

    «Tolstoï nous montre que, lors de l'invasion de la Russie par Napoléon, l'élite russe continuait d'admirer la culture française: elle n'était pas si ridicule que le sont ceux qui, aujourd'hui, nous gouvernent», a-t-il également affirmé.

    Attendu, au Salon du livre à Paris, Emmanuel Macron qui était l'invité d'honneur de l'évènement a pris la décision de ne pas visiter pas le stand officiel de la Russie. Cette décision a été prise après un entretien téléphonique avec Theresa May au sujet de la tentative d'assassinat sur l'ex-espion russe, Sergueï Skripal et sa fille dont le Royaume-Uni accuse les services secrets russes.

    Un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients le 4 mars dernier aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison, M.Skripal avait obtenu l'asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d'agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis.

    Dossier:
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    Tags:
    boycott, politique, scandale, médias, Sergueï Skripal, Emmanuel Macron, France
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