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    des policiers français

    «Il pouvait être votre voisin»: un bourreau de Daech arrêté en France, le Net sous le choc

    © AP Photo / Claude Paris
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    Un homme de nationalité irakienne, qui avait obtenu l'asile politique en France, a été arrêté en mars dernier et mis en examen car il est soupçonné de faire partie de Daech* et d'avoir pris part à des massacres. Les utilisateurs des réseaux sociaux ont réagi avec indignation à cette nouvelle.

    Un Irakien de 33 ans, Ahmed H., qui a obtenu le statut de réfugié politique en juin 2017, a été mis en examen en mars dernier à Paris pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et pour «crimes de guerre», puis placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Paris, confirmant des informations diffusées par la presse française.

    Selon Europe 1, l'homme est arrivé à Calais à l'été 2016. Comme l'a signalé une source proche du dossier à ce média, l'Irakien serait seul. Après l'avoir interrogé sur son passé ou encore sur son parcours à travers l'Europe, les spécialistes de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) à Caen lui ont délivré en juin 2017 une carte de résident valable pendant 10 ans. Ahmed H. a en outre obtenu le statut de réfugié politique auprès de l'OFPRA. Depuis lors, l'homme habitait à Lisieux, dans le Calvados, précise Europe 1.

    Pourtant, d'après le même média, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a commencé à surveiller l'Irakien avec plus d'attention depuis l'été dernier. Ensuite, les services de renseignement français ont reçu l'information provenant des autorités irakiennes que l'homme en question était soupçonné d'avoir été un responsable régional de Daech* de la région de Samarra, précise la presse française.

    D'après Europe 1, en novembre dernier le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire concernant l'Irakien. En mars, l'homme a été arrêté à Lisieux par la police de la DGSI. Ensuite, il été mis en examen et placé en détention provisoire dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en novembre 2017. Depuis, l'homme plaide non coupable.

    Des utilisateurs des réseaux sociaux et certains hommes politiques français se sont saisis de cette histoire.

    Le député du Rassemblement national Gilbert Collard y a vu un «humanitarisme mortel au service d'un assassin».

    ​Une internaute a fait remarquer que cet homme aurait pu être le voisin de n'importe quel Français.

    ​De nombreux utilisateurs de Twitter semblent s'indigner du fait que l'Irakien était réfugié politique en France.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

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    Tags:
    crimes de guerre, détention provisoire, réfugiés, meurtre, mise en examen, Irak, Paris, Caen, Calais, France
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